•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Résumé de l’actualité du week-end

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux Canadiennes qui vivaient sous le joug de l'État islamique en Syrie veulent être rapatriées, les soupçons d'ingérence du cabinet Trudeau dans le dossier de SNC-Lavalin continuent de faire des vagues, des centaines d'entraîneurs canadiens accusés de délits sexuels. Résumé de l'actualité qui a marqué le week-end.


Deux Canadiennes veulent être rapatriées de Syrie

Le drapeau noir du groupe armé État islamiqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le drapeau noir du groupe armé État islamique

Photo : Reuters

Deux Canadiennes qui vivaient avec leurs enfants en Syrie dans un territoire contrôlé par le groupe armé État islamique (EI) se sont rendues aux forces soutenues par les États-Unis, selon la dirigeante d'une organisation qui les avait exhortées à le faire. Il s'agirait d'une Torontoise et d'une Albertaine. CBC News n'a pas été en mesure de vérifier l'identité des deux femmes et de leurs enfants.

Affaires mondiales Canada a déclaré par courriel à CBC News être « au courant de la détention de citoyens canadiens en Syrie », mais a précisé que sa capacité à fournir une aide consulaire est « extrêmement limitée », étant donné les enjeux de sécurité sur le terrain. L'annonce de la reddition des deux Canadiennes survient quelques jours à peine après que le département d'État américain eut demandé à ses alliés de rapatrier leurs citoyens détenus en Syrie.

Il y aurait des dizaines de ressortissants canadiens appartenant au groupe armé État islamique et détenus en Syrie, selon David Morin, codirecteur de l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent.

M. Morin estime que le cas de cette Torontoise et de cette Albertaine qui souhaitent être rapatriées au Canada avec leurs enfants pose une question fondamentale : le gouvernement canadien a-t-il une obligation légale et une obligation morale d'accéder à leur demande?


SNC-Lavalin : lever le secret professionnel

Le premier ministre Justin Trudeau et la ministre des Anciens Combattants Jody Wilson-RaybouldAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ancienne ministre de la Justice a mis le premier ministre dans l'embarras, dans l'affaire SNC-Lavalin.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

L'ancienne ministre fédérale de la Justice et procureure générale Jody Wilson-Raybould a affirmé vendredi qu'elle ne commentera pas les allégations d'ingérence du cabinet Trudeau dans les poursuites contre SNC-Lavalin, alors que l'opposition fait pression pour obtenir des réponses. « Comme ancienne ministre de la Justice et procureure générale du Canada, je suis tenue au secret professionnel de l’avocat dans cette affaire », a-t-elle déclaré.

Nommée ministre de la Justice en 2015 par Justin Trudeau, Jody Wilson-Raybould a été rétrogradée trois ans plus tard. Certaines informations diffusées samedi font état de problèmes importants dans son style de gestion. Mme Wilson-Raybould était devenue une épine dans le pied du cabinet, une ministre avec laquelle il était difficile de s'entendre et qui, selon certaines sources bien informées, rabaissait ouvertement ses collègues.

Ceux qui ont accepté de se prononcer font état d'une ministre au roulement de personnel effréné et qui ne se présentait aux réunions que lorsqu'elle en avait envie. Plusieurs élus libéraux ont dit croire que l'affaire concernant SNC-Lavalin avait été divulguée par Jody Wilson-Raybould elle-même.

Le chef conservateur Andrew Scheer a appelé dimanche Justin Trudeau à renoncer au secret professionnel, afin que Mme Wilson-Raybould puisse s'exprimer publiquement sur cette affaire. M. Scheer souhaite que toutes les communications avec le premier ministre ou les membres de son personnel concernant les poursuites au criminel engagées contre SNC-Lavalin soient ouvertes à l'examen du public.


Des centaines d'entraîneurs canadiens accusés de délits sexuels

Une enquête de CBC révèle que 340 entraîneurs ont été accusés d'agression sexuelle entre 1998 et 2018. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une enquête de CBC révèle que 340 entraîneurs ont été accusés d'agression sexuelle entre 1998 et 2018.

Photo : Shutterstock

Une enquête conjointe de CBC News et de CBC Sports, à laquelle Radio-Canada Sports a contribué, a mis au jour un nombre inquiétant d'entraîneurs de jeunes athlètes qui ont été accusés de délits sexuels envers des mineurs. En prenant connaissance de cette enquête, des experts demandent une réforme majeure de l'ensemble du monde du sport canadien.

Le gouvernement du Québec et les comités olympique et paralympique canadiens ont réagi dimanche aux résultats de cette enquête, affirmant que la sécurité des athlètes est primordiale.


Trois personnes perdent la vie dans un incendie

Des pompiers au travail dans le froidAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les pompiers ont travaillé d'arrache-pied, samedi, pour venir à bout du brasier qui a consumé un immeuble à logements de Longueuil.

Photo : Radio-Canada

Un puissant incendie a ravagé samedi un immeuble d'habitation de la rue Toulouse, à Longueuil, sur la Rive-Sud. Trois personnes ayant été évacuées d'urgence n'ont pu être réanimées. Les trois victimes se trouvaient toutes dans le même appartement. Il s'agissait de conjoints dans la quarantaine et de la mère de la femme du couple. Au total, 14 personnes ont dû être transportées d'urgence à l'hôpital pour y faire soigner des brûlures, pour des problèmes liés à la fumée et pour des fractures, entre autres. Des gens ont sauté de leur balcon pour fuir les flammes.

Dimanche, on apprenait que ce sont 13 familles, composées de 23 adultes et de 15 enfants, qui ont dû recevoir une aide d'urgence après le sinistre. La femme du couple décédé, qui souffrait d'un trouble de la vue, a toutefois été en mesure de faire sortir son fils autiste de 11 ans du logement avant de perdre la vie. Il a survécu et reçoit des soins à l'hôpital après s'être fracturé le talon. Les policiers évoquent une « manipulation humaine » pour expliquer la cause de l'incendie.


Elizabeth Warren lance sa campagne présidentielle

La candidate à l'investiture démocrate Elizabeth WarrenAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Elizabeth Warren a lancé sa campagne dans une ancienne ville industrielle du Massachusetts.

Photo : Reuters / Brian Snyder

Dénonçant les inégalités tout en pourfendant Wall Street et les grandes fortunes, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren a officialisé samedi sa candidature à la présidentielle américaine de 2020, défiant avec un message résolument à gauche la controverse sur ses lointaines origines amérindiennes.

La sénatrice de 69 ans a aussi taclé le président milliardaire, sans le nommer, en dénonçant l'« intolérance qui n'a pas sa place dans le bureau ovale ». L'ancienne professeure de droit à Harvard a ainsi confirmé son entrée dans une course qui s'annonce rude du côté démocrate, où l'on dénombre déjà une dizaine de candidats, un an avant les premières primaires.


Des peines de prison qui suscitent la grogne

Une illustration d'Alexandre Bissonnette qui écoute le juge lire sa décision sur sa peine d'emprisonnementAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une illustration d'Alexandre Bissonnette qui écoute le juge lire sa décision sur sa peine d'emprisonnement

Photo : Radio-Canada

Les peines rendues vendredi par les tribunaux dans les procès de Bruce McArthur et d’Alexandre Bissonnette ont continué de susciter des réactions au cours de la fin de semaine.

Dans le cas d’Alexandre Bissonnette, condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 40 ans, des membres de la communauté musulmane de Québec ont tenu samedi à clarifier une chose : ils n'en veulent pas « à la société » canadienne ou québécoise. La déception manifestée vendredi est surtout liée aux attentes qu'ils avaient envers « la justice ». Les 40 ans de prison fermes étaient loin des 150 ans réclamés par plusieurs. Cette frustration a fait place à un certain apaisement, samedi matin.

En ce qui concerne Bruce McArthur, condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans, une veillée à la chandelle en hommage aux victimes du tueur en série a été organisée dimanche en soirée dans la Ville Reine. Il a tué huit hommes de la communauté LGTBQ de Toronto. Neuf bougies ont été allumées en mémoire des huit hommes qui ont été tués par McArthur et une pour leurs amis, leurs familles et les communautés touchées.


Bonne semaine!

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !