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Les bienfaits du fleuve pour des soins cosmétiques

Algues

L'entreprise Boréalie tente de développer des cosmétiques en utilisant des ingrédients issus du fleuve Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Maya Arseneau

Claire Bardin et Mathieu L'Heureux sont deux entrepreneurs de Montréal. Depuis quelques mois, ils développent Boréalie, une compagnie de cosmétiques fabriqués avec des algues de la Gaspésie. Leur grand allié dans ce projet : le Centre de recherche en biotechnologies marines de Rimouski (CRBM).

Le déclic s’est fait après un séjour au phare de l'Île-du-Pot-à-l'Eau-de-Vie, près de Rivière-du-Loup.

On s’est pris le Saint-Laurent pendant 24 heures dans les narines, dans les yeux, vraiment sur la peau et on s’est dit: “ok, il y a vraiment quelque chose qui fait du bien ici!” En discutant tous les deux, on s’est dit: “mais comment le fleuve il est mis en valeur dans le quotidien des québécois?”, raconte Claire Bardin, copropriétaire et fondatrice de Boréalie.

Claire Bardin et Mathieu L'Heureux devant le logo de Radio-Canada Est-du-Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claire Bardin et Mathieu L'Heureux, les fondateurs de Boréalie Cosmétiques.

Photo : Radio-Canada

L’idée de créer des cosmétiques à base d'algues était simple, mais ambitieuse. Claire Bardin explique que l’objectif était de créer des produits cosmétiques naturels de qualité.

On s’est dit [qu’on pourrait] peut-être allier un besoin de consommatrice avec le fleuve.

Claire Bardin, copropriétaire et fondatrice de Boréalie

Des rencontres « coup de cœur »

Pour réaliser leur projet, Claire Bardin et Mathieu L'Heureux ont dû faire appel à des professionnels pour les aider. Après quelques recherches et contacts, le couple s’est tourné vers le Centre de recherche en biotechnologies marines de Rimouski.

Il y en a d’autres, des acteurs, dans ce monde-là. Mais le feeling n’était pas ce qu’il a été avec le CRBM...

Mathieu L'Heureux, copropriétaire et fondateur de Boréalie

Il s’agit ainsi de leur principal partenaire depuis juin 2018.

Tout passe par le CRBM - une fois qu’on a l’algue dans nos mains, comment on en fait un produit cosmétique et comment on extrait l’ingrédient actif? Ça, c’est le CRBM, soutient Mathieu L’Heureux.

Pour les deux entrepreneurs, il est essentiel de connaître exactement d’où proviennent les ingrédients qu’ils utiliseront pour leurs produits. Ils tentent ainsi de trouver des partenaires québécois et d’aller les visiter sur place.

« On a orienté nos vacances l’année dernière sur la trajectoire d’entreprises. [...] Les installations en Gaspésie, moi, jamais je n’avais visité une ferme marine de ma vie et je pense qu’on s’est sentis chez-nous! », raconte Claire Bardin.

À chaque fois, c’est un petit coup de cœur pour ces gens-là.

Claire Bardin, copropriétaire et fondatrice de Boréalie

Le respect de l’environnement comme priorité

Dans toute leur démarche, les deux entrepreneurs ont à cœur le respect de l’environnement. Cela passe notamment par la conception des pots dans lesquels seront vendus les produits. Le souhait serait d’avoir des pots rechargeables.

Moi, je fais partie de celles qui coupent le pot de crème à la fin du tube pour être sûre de ne pas perdre de matière. Dans un mouvement où on se questionne beaucoup sur [la réduction de l'utilisation du] plastique, des déchets, l’industrie de la beauté, elle en fait partie. Je trouve que, jusqu’à présent, on n’a encore peu trouvé de marques élégantes, féminines et écoresponsables, explique Claire Bardin.

Des produits disponibles en région

Pour la suite, Claire et Mathieu souhaitent avoir des points de vente dans l’Est-du-Québec, et affirment être déjà en communication avec des commerces à Rimouski.

On va rendre aux habitants du fleuve, le produit du fleuve. Je pense qu’on a intérêt à être présents en région. [...] C’est sûr qu’on va être présents entre Montréal, Rimouski et Gaspé. Je pense qu’on va semer nos produits à quelques endroits clés, affirme Claire Bardin.

Les produits seront éventuellement en vente également sur le site web de Boréalie. Le couple vise l’automne 2019 pour la mise en marché.

Bas-Saint-Laurent

Entrepreneuriat