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États-Unis : échec des négociations visant à éviter une nouvelle paralysie

Le Capitole de Washington

L'impasse dans les négociations budgétaires entre démocrates et républicains pourrait mener à une seconde paralysie de l'administration fédérale américaine.

Photo : Associated Press / Manuel Balce Ceneta

Reuters

Des désaccords sur la politique de détention des migrants à la frontière avec le Mexique risquent de replonger l'administration fédérale américaine dans la paralysie, a annoncé dimanche un sénateur républicain.

« Les discussions entre parlementaires républicains et démocrates sont à l'arrêt », a déclaré Richard Shelby sur Fox News.

Aucune autre négociation n'est programmée pour le moment, a-t-on appris de source proche des discussions.

« C’est une négociation et les négociations vont rarement bien du début jusqu’à la fin », a indiqué au réseau Fox l’un des négociateurs démocrates, le sénateur John Tester.

Or, les chances d’arriver à une entente lundi sont plutôt minces selon le sénateur Shelby.

Les politiciens américains espèrent arriver à une entente lundi pour que le projet puisse être approuvé par la Chambre des représentants et le Sénat en plus d’être signé par le président Trump avant vendredi, date limite avant la fin du financement de plusieurs agences fédérales.

Le président Donald Trump a imposé une fermeture partielle de l'administration fédérale pendant 35 jours en refusant de signer une loi budgétaire qui n'inclurait pas 5,7 milliards de dollars pour le mur qu'il veut faire construire à la frontière avec le Mexique.

Il a finalement accepté le 26 janvier de signer une loi garantissant le financement de l'administration pendant trois semaines, soit jusqu'au 15 février, en exigeant du Congrès qu'il s'entende d'ici là sur un moyen d'améliorer la sécurité à la frontière.

Moins de lits pour les migrants détenus

Le chef de cabinet par intérim de la Maison-Blanche, Mick Mulvaney.

Le chef de cabinet par intérim de la Maison-Blanche, Mick Mulvaney.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Les négociations entre parlementaires butent notamment sur le refus des démocrates, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, de financer autant de lits que le veulent les républicains dans les centres de détention pour migrants du service des douanes et de la protection frontalière.

Les démocrates veulent diminuer le nombre de lits dans les centres de détention à 35 520, alors qu’il y en a présentement 40 520. Ils veulent également que le nombre de lits à l’intérieur du pays totalise 16 500; les autres seraient situés à la frontière avec le Mexique.

Ainsi, les autorités frontalières seraient obligées de se concentrer sur l’arrestation de criminels dangereux, a indiqué une source démocrate.

Cette proposition a fait réagir le président américain Donald Trump sur Twitter, dimanche.

« Ils [les démocrates] ont offert peu d’argent pour le mur frontalier dont nous avons désespérément besoin et maintenant, sans prévenir, ils veulent limiter le nombre de violents criminels détenus », a écrit M. Trump.

À l’émission Sunday Morning Futures de Fox, le sénateur Lindsey Graham, proche collaborateur de Donald Trump, a indiqué qu’une telle proposition ne serait jamais approuvée par le président.

Le montant du financement pour la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique n’a toujours pas été déterminé par les négociateurs, a ajouté une source.

Interrogé par la chaîne NBC, le chef de cabinet par intérim de la Maison-Blanche, Mick Mulvaney, a déclaré qu'à défaut d'accord sur la sécurité à la frontière, une nouvelle paralysie n'était « pas du tout exclue ».

Des négociateurs pourraient toutefois essayer de faire passer un projet de financement temporaire pour gagner du temps et éviter une nouvelle paralysie.

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