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L’industrie des produits de santé naturels rappelée à l’ordre

Les indications de perte de poids ne doivent pas être fausses, trompeuses ou non fondées, selon le Bureau de la concurrence du Canada.

Les indications de perte de poids ne doivent pas être fausses, trompeuses ou non fondées, selon le Bureau de la concurrence du Canada.

Photo : Getty Images / Image Source

La Presse canadienne

« Ce thé fera fondre vos kilos en trop », « Perdez 10 livres en 2 jours », « Un corps de rêve pour l'été »... Après les excès des fêtes, est venu le temps des promesses de perte de poids. Mais ces promesses ne passeront plus comme une lettre à la poste, promet le Bureau de la concurrence du Canada, qui dit garder l'industrie des produits de santé naturels à l'œil.

Le sous-commissaire adjoint par intérim à la direction des pratiques commerciales trompeuses, Jean-Pierre Bornais, fait état de plusieurs plaintes concernant l'industrie des produits de santé naturels « de plus en plus profitable ». Le Bureau de la concurrence a donc cru bon de rappeler cette industrie à l’ordre.

Et les produits dotés d'une licence de Santé Canada ne sont pas à l'abri, souligne M. Bornais, alors que l'impression générale qu'ils créent va parfois au-delà de ce qui a été approuvé.

En vertu de la Loi sur la concurrence, les indications relatives au rendement ou à l'efficacité d'un produit doivent déjà avoir été mises à l'épreuve de manière « suffisante et appropriée ».

En d'autres termes, les vendeurs et les promoteurs ne peuvent pas évoquer des vertus qu'ils ne sont pas en mesure de démontrer, résume M. Bornais, car l'amende peut s'avérer salée.

Nous envoyons un message clair à l’industrie des produits de santé naturels : les indications de perte de poids ne doivent pas être fausses, trompeuses ou non fondées. Ne trompez pas les consommateurs avec de fausses promesses.

Matthew Boswell, commissaire de la concurrence par intérim

Pour une première infraction, certaines pratiques trompeuses sont passibles d'une sanction maximale de 750 000 dollars pour un individu et de 10 millions de dollars pour une entreprise. En cas de récidive, ces sommes grimpent respectivement à 1 million et 15 millions de dollars.

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