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Que pensent les conseillers municipaux du financement d’un stade de football de la LCF

Des partisans brandissent le drapeau des Schooners dans les estrades du Stade de Moncton, lors d'un match entre les Argonauts et les Eskimos en septembre 2010.
Des partisans brandissent le drapeau des Schooners dans les estrades du Stade de Moncton, lors d'un match entre les Argonauts et les Eskimos en septembre 2010. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Radio-Canada

La question épineuse du financement des infrastructures sportives s'invite dans le débat sur la venue du football professionnel dans les Maritimes. La part que devrait assumer la Municipalité régionale d'Halifax ne fait pas l'unanimité au conseil municipal.

Le conseiller Richard Zurawski n’a pas décidé quel serait son vote pour le financement du stade, mais il est clair qu’il n’est pas en faveur du projet.

Aucun stade n’a vraiment fonctionné, s’inquiète-t-il. Si un stade est une aussi bonne affaire financièrement, les promoteurs devraient être capables de le payer eux-mêmes, suggère le conseiller Zurawski.

Les stades bâtis avec le soutien des villes de Hamilton, Winnipeg et Ottawa ont connu toutes sortes d’ennuis, des défauts de fabrication aux dépassements de coûts.

La ville attend un plan d’affaire des promoteurs pour la construction du stade à Shannon Park, et ainsi concrétiser la venue d’une nouvelle équipe de la Ligue canadienne de football (LCF).

CBC News a contacté tous les conseillers et le maire pour connaître leur position. Seul Steve Streach n’a pas répondu à la demande.

De manière générale, les conseillers sont ouverts à l’idée de soutenir un stade à certaines conditions. Richard Zurawski et Waye Mason sont les moins enclins à financer le stade de football. Plusieurs ne se positionneront pas tant qu’il n’y aura pas de plan d’affaires.

Maritime Football Limited souhaite construire un stade de 24 000 sièges qui pourrait être utilisé par les écoles secondaires, le sport universitaire, des concerts, des festivals de musique et des événements communautaires. Le stade ferait partie d’un complexe incluant un volet immobilier, des bureaux et des espaces commerciaux.

Un des promoteurs, Anthony LeBlanc, indique que les coûts sont maintenant estimés entre 120 et 140 millions $. Les premières estimations variaient entre 170 et 190 millions $.

Le financement devra provenir du public et du privé, stipule Anthony LeBlanc.

Anthony LeBlanc.Anthony LeBlanc. Photo : Radio-Canada / CBC / Robert Short

Le Conseil municipal n’est pas intéressé à signer un chèque en capital pour le stade. Les conseillers David Hendsbee, Sam Austin, Tony Mancini, Steve Adams et Matt Whitman favorisent la piste d’un allègement fiscal.

Une des possibilités serait la collecte d'une taxe foncière du complexe versée par la suite aux promoteurs pendant un certain temps.

Selon le professeur d’économie à l’Université de Calgary, Trevor Tombe, tant une contribution avant la construction qu’un allègement fiscal représentent des modes de subvention. La deuxième option peut paraître plus favorable aux yeux du public.

Ça rend la subvention moins transparente et il est moins évident qu’il s’agit en fait d’une subvention, dit-il.

Anthony LeBlanc a souligné plus tôt cette année qu’il compte lancer l’équipe pour la saison 2020, mais la franchise pourrait débuter à Moncton en attendant la construction du stade.

Les frais d’exploitation du stade pourraient s’élever à 4 millions $, une dépense qui serait assumée par le groupe d’Anthony LeBlanc.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

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