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L'incendie mortel à Longueuil a jeté 40 personnes à la rue

Les pompiers ont travaillé d'arrache-pied, samedi, pour venir à bout du brasier qui a consumé un immeuble à logements de Longueuil.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ce sont 13 familles, composées de 23 adultes et de 15 enfants, qui ont dû recevoir une aide d'urgence, samedi, après qu'un violent incendie survenu dans un immeuble à logements de Longueuil a fait trois morts et de nombreux sinistrés.

Avec les informations de Mélissa François

D'abord offerte par la Croix-Rouge, cette aide d'urgence a fait place à un élan de solidarité : de nombreuses personnes ont exprimé le souhait de faire des dons de vêtements, de nourriture ou d'autres objets pour venir en aide aux sinistrés.

La Ville de Longueuil recevra les appels à ce sujet au 311 à partir de lundi. Les citoyens pourront laisser leurs coordonnées et on les rappellera par la suite pour leur dire où déposer leurs dons.

Le gestionnaire de l'immeuble touché par l'incendie, Omar Guillet, fils de l'imam Hassan Guillet, s'est dit attristé par les événements, et a transmis ses condoléances à la famille et aux proches des victimes.

Intervention difficile

Lors de leur intervention dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers de l'agglomération de Longueuil n'ont d'abord pas été en mesure d'intervenir au troisième étage du bâtiment en flammes. Les forts vents et le froid mordant ont également entravé leur travail.

Ils ont finalement pu évacuer trois locataires inconscients qui ont immédiatement été transportés à l'hôpital, où leur décès a été constaté.

Les victimes sont deux conjoints quadragénaires ainsi que la mère de la femme. Le fils autiste du couple, âgé de 11 ans, a survécu et reçoit des soins à l'hôpital après s'être fracturé le talon.

Les policiers évoquent une « manipulation humaine » pour expliquer la cause de l'incendie. Le gestionnaire de l'immeuble dit avoir reçu des témoignages de locataires selon lesquels le système d'alerte incendie s'est déclenché au moment du drame, mais ces déclarations sont contredites par d'autres sinistrés.

Selon M. Guillet, ce système s'est déjà déclenché sans raison par le passé.

Après le sinistre qui a ravagé l'intérieur du bâtiment et fait s'écrouler le toit de l'édifice, on a procédé à la démolition des façades extérieures pour éviter que les braises encore chaudes ne provoquent un nouvel incendie.

Correction

Dans une version précédente de ce texte, il était dit que la mère du garçon l'avait fait sortir du logement. Selon Ghyslain Vallières, porte-parole du Service de police de l'agglomération de Longueuil, le témoin qui avait rapporté cet élément de l'histoire a changé sa version.

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