•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hausse importante des demandes d’aide alimentaire chez la Ressourcerie Bernard-Hamel

Un des camions de la flotte de la Ressourcerie Bernard-Hamel de Rouyn-Noranda
Un des camions de la flotte de la Ressourcerie Bernard-Hamel de Rouyn-Noranda Photo: Radio-Canada / Karine Mateu

Les demandes d'aide alimentaire auprès de la banque alimentaire de la Ressourcerie Bernard-Hamel ont augmenté l'an passé.

L'organisme a reçu 343 nouvelles inscriptions en 2018, principalement des ménages de 4 personnes et plus.

En tout, la banque alimentaire a répondu à 5,732 demandes d'aide alimentaire, soit une augmentation de 12,57 % par rapport à 2017.

Les trois dernières années, les demandes n'ont pas cessé d'augmenter, pourtant le taux de chômage est très bas dans la région.

Ce que les gens ne voient pas, c'est toutes les personnes qui travaillent au salaire minimum, qui même si elles font 40 h par semaine sont considérées sous le seuil du faible revenu, précise la responsable des communications de l'organisme, Nathalie Larose Jolette à l'émission Région zéro 8.

D'autres éléments sont aussi à considérer, ajoute Nathalie Larose Jolette. Le prix du logement a tellement augmenté, nous c'est des coûts de la vie qu'on voit augmenter que les gens ils ne réussissent pas à arriver, donc les demandes n'arrêtent pas d'augmenter pas parce que ces gens-là ne travaillent pas nécessairement mais vraiment parce que le coût de la vie est vraiment rendu élevé.

Les représentants des médias de la région amassent des dons pour la Grand guignolée des médias en Abitibi-TémiscamingueLes représentants des médias de la région amassent des dons pour la Grand guignolée des médias en Abitibi-Témiscamingue Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

L'argent et les dons amassés par la Guignolée des médias suffisent juste à répondre à la demande jusqu'au mois d'avril.

L'organisme compte sur le Programme de récupération en supermarchés (PRS) pour offrir plus de denrées alimentaires.

Mais selon Nathalie Larose Jolette, l'organisme doit aussi faire face à d'autres défis.

On redonne davantage, mais l'augmentation est toujours là, mais nos coûts augmentent toujours.

La responsable des communications de l'organisme, Nathalie Larose Jolette.

On se trouve dans une situation qui est vraiment difficile qu'on voit venir qui est épeurante pour nous, parce que cette hausse-là qu'on a, on a dû se doter d'une nouvelle unité de congélation, un camion réfrigéré, il y a beaucoup d'achats à faire, mais aussi au niveau de la main-d’œuvre [...] mais ça nous coûte plus cher et tout ce qu'on reçoit comme subventions ça n'augmente pas, dit Nathalie Larose Jolette.

Abitibi–Témiscamingue

Pauvreté