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La Fierté hivernale d’Ottawa, une célébration du combat pour l’égalité

Un homme porte le drapeau de la Fierté. Derrière, on peut apercevoir la tour centrale du Parlement.
Des marcheurs ont dénoncé les thérapies de conversion et l'interdiction de donner du sang. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Pendant la dernière journée de la Fierté hivernale, un rassemblement a eu lieu sur la colline du Parlement dimanche midi pour souligner les 50 ans de la décriminalisation partielle de l'homosexualité.

Pierre Elliott Trudeau a fait cette déclaration célèbre que "le gouvernement n’a pas sa place dans la chambre à coucher" des Canadiens. Ça a ouvert le Canada à plus de liberté, a affirmé Jamie Haight, le coprésident de Snow Pride, un groupe qui participe à la Fierté hivernale.

Or, malgré les célébrations, beaucoup de travail reste à faire en matière d’égalité, a soutenu Christian Garceau, le directeur de Fierté dans la capitale.

Les centaines de personnes présentes au rassemblement ont notamment dénoncé des pratiques comme les thérapies de conversion et l’interdiction de donner du sang qui touche les personnes transgenres et les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Ceux-ci doivent attendre un an après avoir eu un contact sexuel avant de pouvoir donner du sang, une politique qui est dénoncée par plusieurs pour son caractère discriminatoire et son absence de fondement scientifique.

En 1969 et en 1988, des amendements ont été faits à l'article 159 du Code criminel, élargissant la protection légale des couples homosexuels, a rappelé Davy Sabourin, président de la Fierté dans la capitale. Toutefois, les relations sexuelles anales restent illégales pour les personnes de moins de 18 ans, sauf s'il s'agit d'un couple marié.

Encore aujourd’hui, les personnes qui sont non mariées et qui ont en bas de 18 ans, si elles ont certaines relations sexuelles, c’est criminalisé.

Davy Sabourin, président de la Fierté dans la capitale

Plusieurs membres des communautés LGBTQ (lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et queer) ont fait valoir que, même si le Canada est un pays accueillant, il faut s'assurer que les gens comprennent leur réalité. La population doit s’éduquer, a déclaré Kevin Haché, l'un des participants du rassemblement.

Selon Geneviève Hébert-Jodoin, il faudra également se pencher sur la représentation de la diversité à l'écran. Elle a souligné l'importance de voir des personnes trans au cinéma et des personnages asexuels à la télévision. Étant une femme trans, c’est certain que ça me touche beaucoup, a-t-elle conclu.

Un rassemblement hivernal et inclusif

Il s’agit du tout premier rassemblement hivernal de la Fierté dans la capitale. Patrimoine canadien s’est associé à Fierté dans la capitale pour organiser une fête incluant des communautés qui ne s’y sont pas senties représentées par le passé.

La Fierté hivernale, qui a commencé mercredi, met de l’avant des événements comme un cabaret de glace, des performances d’artistes de drag ainsi qu’une cérémonie de reconnaissance de leaders de la communauté LGBTQ.

Cette version hivernale du festival survient après la Fierté estivale ayant connu le plus grand succès de son histoire, a affirmé Christian Garceau, le directeur de Fierté dans la capitale. Plus de 125 000 personnes y ont pris part.

Christian Garceau pose pour la caméra.Le directeur du festival Fierté dans la capitale, Christian Garceau. Photo : Radio-Canada / Leah Hansen/CBC

L'objectif du festival est d’unir la communauté, a expliqué M. Garceau. Le but, c’est de donner aux gens des opportunités de sortir et de participer à des événements où ils sont confortables avec eux-mêmes, où ils sentent que c’est pour eux, a fait valoir l’organisateur.

Ottawa-Gatineau

Communauté LGBTQ+