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Nathalie Simard veut sensibiliser à la violence et aux différentes formes d'abus

La femme blonde éclate de rire.

Nathalie Simard à Tout le monde en parle

Photo : Radio-Canada / Karine Dufour

Radio-Canada

La chanteuse Nathalie Simard signe son retour avec Je veux vivre, un projet de sensibilisation à la violence sous toutes ses formes décliné en un album, un livre de témoignages et une série de conférences-spectacles. L'initiative, qui mêle musique et prévention, se veut porteuse d'un message d'espoir.

Lors de son passage à Tout le monde en parle, Nathalie Simard a souligné le fait que depuis deux ans il y avait beaucoup de dénonciations et qu'il était temps qu'elle s'implique dans la lutte contre la violence faite aux femmes.

Il y a eu beaucoup d’acharnement. Il y a 15 ans quand j’ai dénoncé Guy Cloutier, j’avais l’impression que les gens n’étaient pas prêts à entendre ça. On m’a mis beaucoup sur la sellette en me jugeant et en me traitant de toutes sortes de noms. La victime devient jugée alors que ça devrait être le contraire. Il est temps que la honte change de camp. C’est important.

Nathalie Simard

Je veux vivre est né de la rencontre entre Nathalie Simard et Sylvie Morin, directrice de La Bouée, une maison qui héberge femmes et enfants victimes de violence conjugale et qui est située à Lac-Mégantic.

Nathalie Simard et Sylvie Morin sont toutes deux habillées en noir.

La chanteuse Nathalie Simard, aux côtés de Sylvie Morin, directrice de La Bouée.

Photo : Radio-Canada

Sensibiliser en musique

Outre un touchant livre de témoignages de survivants et survivantes de cette forme de violence ainsi qu'une quinzaine de conférences-spectacles qui seront données partout au Québec, le projet Je veux vivre s'articule également autour d’un album du même nom qui doit sortir le 12 février.

Cela fait plus de 10 ans que Nathalie n’a pas lancé de disque. Pourtant, elle est sereine à l’idée de faire découvrir des chansons inédites au public.

Car c’est une Nathalie Simard libérée de toute pression du milieu artistique et désireuse « d’être dans l’être », et non dans le paraître, qui se livre dans l’album Je veux vivre.

Je n’ai pas d’attentes du tout. [...] C’est comme mon cœur que les gens vont se procurer.

Nathalie Simard

Pas une victime, mais une survivante

Abusée par son ex-gérant Guy Cloutier lorsqu’elle était enfant, Nathalie Simard ne souhaite pas être définie comme une icône des agressions sexuelles au Québec, mais elle pense à sa fille, âgée de 25 ans, et à l'ensemble des enfants.

« Tout ce qui se passe pendant l’enfance est capital et peut vraiment changer le parcours de notre vie », a-t-elle expliqué en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle du 15-18.

En venant au monde, je n’ai pas demandé à [être abusée]; je dois vivre avec et j’ai décidé d’en faire quelque chose de beau, dans le partage.

Nathalie Simard

Son soutien aux Courageuses

Victime d’incompréhension et sévèrement jugée lorsqu’elle a dénoncé son agresseur, en 2004, Nathalie Simard salue le dévouement et le travail des Courageuses, ce groupe de femmes qui accusent l'ex-producteur Gilbert Rozon de harcèlement et d'agressions sexuelles.

« J’ai juste envie de leur dire de ne pas lâcher. Tout ce qu’elles font actuellement amène un éveil de conscience à plusieurs niveaux dans notre société. »

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