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Prévenir des accidents dans des conditions météorologiques extrêmes

Le reportage de Marie-Laurence Delainey
Marie-Laurence Delainey

Les écarts de température et les épisodes météorologiques extrêmes poussent des experts à trouver des techniques afin de prévenir des carambolages. Certains affirment que la solution dépasse le fait d'adapter sa conduite.

« Le facteur de la sécurité routière est important, c’est certain, dès que la visibilité est affectée. Mais il y a aussi le facteur aggravant de la chaussée glacée pour lequel on peut réduire les risques ou l’intensité », affirme le président de Vision Météo Plus, Étienne Morin.

Le spécialiste suggère une meilleure identification des secteurs problématiques afin de trouver une solution appropriée pour chacun d'entre eux. Parmi elles se trouvent une signalisation différente et des panneaux indiquant l’importance de réduire la vitesse lorsque les conditions sont difficiles. Il propose également l’installation de brise-vent.

« Ça peut être des plantations naturelles; c'est très long à mettre en place, il faut que ce soit mature; il y a aussi des aménagements qu’on peut mettre plus rapidement comme des clôtures à neige. C'est sûr que ce n’est pas tout à fait la même efficacité, et il y a également des barrières à neige », explique-t-il.

Aux États-Unis, le Wyoming a choisi cette dernière option. En bordure de l’autoroute 80 de cet État de l’ouest du pays, l’installation de clôtures en bois empêche la neige de souffler sur la chaussée. Ce qui aurait permis de faire diminuer le nombre d’accidents en période de poudrerie de 25 à 11 %.

Des entreprises de déneigement proactives

Les entreprises en déneigement ont également un rôle à jouer, insiste le directeur des travaux publics de L’Ancienne-Lorette, près de Québec, Éric Ferland. « Il faut que les entrepreneurs soient proactifs en se servant des outils de gestion et des écrans radars de ce monde. »

Le système GPS de la Ville permet de suivre, en temps réel, les souffleuses et saleuses, mais aussi l’évolution des conditions météo. M. Ferland s’est également doté d’un nouveau type de véhicule plus polyvalent, lui permettant à la fois d’épandre de l’abrasif, de ramasser et de transporter la neige.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ), quant à lui, précise que les méthodes dites classiques de déneigement et de déglaçage, soit le déblaiement de la chaussée par des camions et l’épandage de produits abrasifs ou fondants, sont efficaces. « Le ministère travaille principalement à améliorer les méthodes classiques. Cependant, le ministère teste, lorsque la situation s’y prête, de nouvelles techniques, particulièrement afin d’augmenter la sécurité », explique le porte-parole du MTQ, Gilles Payer.

Il cite l’exemple du système de déglaçage sur un pont de l’autoroute 73, en Beauce. Lorsque de la glace risque de se former, des gicleurs présents sur la structure projettent un produit déglaçant.

Il y a également l’ajout de lames pouvant s'adapter aux variations de la chaussée de certains types de véhicules. « Les résultats du projet pilote ont démontré que les lames adaptables sont plus efficientes et offrent plusieurs bénéfices comparativement aux lames fixes conventionnelles », dit-il.

Mais comme il n’existe pas de solution miracle, les spécialistes rappellent que la règle la plus sage, lors de tempêtes, est simplement de ne pas prendre la route.

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