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Le pouvoir spirituel du tambour autochtone

Le reportage d'Audrey Neveu
Radio-Canada

Des Albertains se sont rassemblés autour d'un atelier de fabrication de tambour autochtone samedi, à Calgary, où ils ont pu en apprendre davantage sur la spiritualité que renferme cet instrument de musique.

Le tambour autochtone est un instrument traditionnel datant d’un millier d’années qui n’a pas perdu de son importance au sein des communautés autochtones du Canada.

L’instrument est généralement fabriqué à partir d'un cercle de bois et d'une peau de cerf, de wapiti ou d'original, mais sa fabrication n’en demeure pas moins complexe et délicate.

Le tambour est une fenêtre sur l'âme de son propriétaire, explique Chantal Chagnon, une artiste autochtone et fondatrice de l'organisme culturel Cree8 Calgary, qui organise l'événement.

Le caractère spirituel de l’instrument relève surtout du tressage. Le tressage cri, l’un des plus complexes à réaliser, représente ainsi les nombreuses relations qui existent au sein d'une communauté.

C’est le battement de coeur de la Terre mère. C’est ce rythme qui nous relie profondément à notre propre être, à la Terre, mais aussi à l’Esprit créateur.

Chantal Chagnon, artiste autochtone

Chantal Chagnon explique que le rythme du tambour permet de se connecter avec soi-même et au monde. « Lorsque nous fabriquons un tambour, il s’agit de notre propre cheminement vers la guérison, il s’agit de revivre ce que nous avons vécu dans notre vie [...] pour aller de l'avant », ajoute-t-elle.

« Je me sens un peu plus entière spirituellement », a confié Lorraine Janzen, une participante passionnée par la compréhension des cultures autochtones.

Une femme dont on ne voit pas le visage est en train d'accrocher une peau à un cercle de bois. La fabrication de l'instrument traditionnel peut s'avérer complexe. Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

Les ateliers, qui sont ouverts aux personnes non-Autochtones, visent à donner une meilleure compréhension de cette tradition.

Une participante franco-albertaine, Geneviève Bédard, se réjouit aussi à l'idée d’utiliser l’instrument, qu’elle aura elle-même confectionné, lors d'un prochain cercle de tambours.

« Ça donne un autre élément spirituel quand tu utilises cet outil dans un contexte cérémonial, quand tu le construis toi-même. Ça apporte tes propres énergies », explique-t-elle.

Selon Geneviève Bédard, ce type d’atelier inclusif est un pas vers la réconciliation.

Avec les informations d'Audrey Neveu

Alberta

Autochtones