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La réforme de l'immigration suscite des réactions en Abitibi-Témiscamingue

Le ministre québécois de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette.
Le ministre québécois de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Piel Côté

La volonté de la Coalition Avenir Québec d'éliminer quelque 18 000 dossiers non traités du programme d'immigration fait sourciller en Abitibi-Témiscamingue. Dans un contexte de rareté de main-d'oeuvre, les acteurs de développement économique régional ne croient pas que cette décision aidera les entreprises en croissance.

Pour le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN), Jean-Claude Loranger, la décision de Québec est surprenante.

Ce n'est pas gagnant pour les entreprises.

Jean-Claude Loranger, président de la CCIRN

Jean-Claude Loranger croit que Québec aurait dû mieux gérer le cas des dossiers en suspens.

Il me semble que le gouvernement aurait pu faire autrement. Son projet de loi qui n'est pas nécessairement mauvais, mais annuler toutes les demandes d'immigration en cours, je ne crois pas que ce soit une solution gagnante, surtout pour les régions comme la nôtre, soutient-il.

Un homme sourit à la caméra, devant une oeuvre d'art.Jean-Claude Loranger, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Par contre, Jean-Claude Loranger croit qu'une fois adopté, le projet va régler bien des problèmes pour les entreprises qui cherchent à recruter du personnel.

On sait que les entreprises ont fait beaucoup de démarches. Ce sont des démarches qui sont longues et coûteuses et plusieurs entrepreneurs ont des contrats en mains et attendent les migrants pour réaliser ces contrats. Ce n'est pas l'idéal, répète-t-il.

Guillaume Gonzalez.L'agent d'attraction et de rétention du Carrefour Jeunesse Emploi du Témiscamingue Guillaume Gonzalez. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté, Guillaume Gonzalez

L'agent d'attraction et de rétention au Carrefour Jeunesse Emploi du Témiscamingue (CJET) Guillaume Gonzalez participe à des campagnes pour attirer des travailleurs dans la région.

Il croit aussi que cette décision aura un impact sur cet aspect de son travail.

On avait le choix d'aller recruter dans ces travailleurs, cette mesure-là nous coupe 18 000 personnes qui pouvaient rester au Québec et qui devront recommencer leurs papiers, déplore-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

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