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Santé, éducation, francophonie : la Wallonie envisage une meilleure collaboration avec l’Ontario

Plusieurs personnes debout ensemble
Lors de leur séjour dans le Grand Sudbury, les députés wallons ont notamment visité l'Université Laurentienne et le Collège Boréal. Photo: Radio-Canada / Bienvenu Senga
Bienvenu Senga

Six députés du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles concluent samedi une visite de deux jours à Sudbury, dans le Nord de l'Ontario. La délégation qualifie son séjour d'enrichissant et compte tisser davantage de liens avec la province.

Pendant deux jours, les élus wallons se sont entretenus avec des représentants d'établissements postsecondaires de la ville du nickel, soit le Collège Boréal et l’Université Laurentienne.

Le président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philippe Courard, se dit particulièrement impressionné par le modèle des collèges ontariens.

Nous avons le même défi de développer l’enseignement technique et technologique. On a trop souvent, dans notre pays, qualifié l’enseignement technique et professionnel d’enseignement de relégation [...] alors qu’on en a besoin cruellement, indique-t-il.

Le Collège Boréal a développé des activités techniques et technologiques qui collent aux réalités du temps.

Philippe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

La délégation compte aussi promouvoir la mise en place d’ententes de collaboration entre des universités belges et l’Université Laurentienne.

Contrer l’isolement des aînés

Les élus belges ont aussi pu s’entretenir avec la direction du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) du Nord-Est de l’Ontario.

Si la Belgique ne fait pas autant face à la problématique d’étalement du territoire que le Nord ontarien, l’isolement des aînés y est aussi présent, selon M. Courard.

Des personnes âgées qui vivent seules et qui ne voient personne sur une journée, c’est quelque chose de dramatique. C’est un élément qui peut être étudié en commun [avec l’Ontario], note le député wallon.

Un homme qui porte des lunettes et une chemise bleuePhilippe Courard est président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

« Aller plus loin » avec la francophonie ontarienne

La visite de la délégation wallonne s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de sa part de collaborer davantage avec les autres communautés francophones en situation minoritaire.

Nous sommes aussi dans un pays, la Belgique, où le français n’est pas majoritaire, donc c’est intéressant de voir et de comparer, explique M. Courard.

Les échanges internationaux nous ont permis de rencontrer des députés ontariens et de nous donner l’envie d’aller plus loin. C’est pour apporter un plus, pour essayer de faire en sorte que [la minorité francophone en Ontario] soit mieux respectée. Il y a une place pour tout le monde. La collaboration linguistique, culturelle ou économique a sa place partout.

Philippe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

La délégation du Parlement a d’ailleurs remis à la députée néo-démocrate France Gélinas, qui préside aussi la section ontarienne de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, une lettre de soutien au mouvement de la résistance contre les compressions du gouvernement ontarien dans les services en français.

Mme Gélinas compte présenter le document à Queen’s Park lors de la prochaine rentrée parlementaire.

Perspectives d’avenir

Au terme de sa visite, le constat du président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est sans équivoque.

C’est le début d’un processus qui se fera par les visites, mais aussi par les échanges épistolaires, fait-il savoir.

La coopération commencera notamment, selon M. Courard, par l’échange de textes législatifs [entre la Wallonie et l’Ontario] dans les différentes matières abordées lors de la visite.

La perspective enchante Mme Gélinas, qui estime que l’Ontario a intérêt à s’inspirer des modèles d’ailleurs pour promouvoir la francophonie dans des domaines tels que la petite enfance et les services sociaux.

Ça nous force nous aussi [les députés ontariens] à penser à comment on pourrait faire les choses différemment, conclut la députée ontarienne.

Toronto

Politique internationale