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Les promesses de la robotisation au Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

La pénurie de main-d'œuvre préoccupe les industries du Nouveau-Brunswick. Et si la solution passait par la robotisation? Imperial Manufacturing Group, une entreprise de Richibucto-Village spécialisée dans la fabrication de pièces de ventilation, a fait le pari d'automatiser ses activités industrielles.

Imperial Manufacturing Group travaillera de pair avec les étudiants de la faculté de génie de l'Université de Moncton afin de construire des engins robotisés. Il faut faire preuve de créativité pour rester compétitif.

Manipuler des pièces métalliques, faire l'insertion de pièces dans les presses [...] c'est beaucoup de manipulations qui peuvent blesser un employé et c’est très répétitif, indique Michel Bourgoin, un ingénieur responsable de l'automatisation chez Imperial Manufacturing Group.

C'est le fun avoir des ressources locales qu'on peut utiliser lorsqu'on en a besoin. De plus en plus, la main-d'œuvre est difficile à trouver.

Michel Bourgoin

Les technologies développées dans les locaux de l’université pourraient éventuellement servir dans les usines de transformation de fruits de mer, croient les instigateurs du projet. Le virage était impératif pour la survie de l'entreprise. Le programme de robotisation industrielle permet aussi de développer une expertise locale qui répond à des besoins d’ici.

Au lieu de transformer notre ressource à l'extérieur, elle sera transformée ici, explique Rémi Cormier, un ingénieur et technicien au département de génie électrique. Les procédés d’automatisation évitent la délocalisation des étapes dans la chaîne de production.

Un bras mécanique écrit sur une feuille « Bienvenue Radio-Canada »

Les robots ont des applications dans différents secteurs industriels.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Mais faut-il craindre des pertes d'emplois à long terme? L’ingénieur n’en est pas convaincu.

La robotisation va changer la nature de la main-d'œuvre, croit Rémi Cormier. C'est la qualité des emplois qui va être améliorée.

Les emplois manuels devraient laisser leur place à des emplois de fabrication automatisée. M. Cormier est persuadé que la robotisation ne volera pas les emplois des travailleurs.

Si notre fabrication va à l'extérieur, c'est là qu'on va perdre nos emplois.

Rémi Cormier

Les jeunes chercheurs voient dans la robotisation l'avenir de l’usinage. Même les prises des pêcheurs pourraient tomber dans le filet des petits bras mécaniques.

Avec les informations de Marielle Guimond

Nouveau-Brunswick

Robotique