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Entretien ménager : 12 000 travailleurs attendent leur augmentation depuis 2017

Un homme dans un uniforme de travail bleu nettoie le plancher d'un bureau avec une vadrouille.
Pour que l'augmentation de salaire puisse être versée, il faut que le décret de convention collective de l'entretien ménager soit promulgué, qu'il paraisse dans la Gazette officielle. Or, cela n'avait pas été fait sous le gouvernement libéral en 2018. Photo: iStock / Andrey Popov
La Presse canadienne

Plus de 12 000 travailleurs d'entretien ménager dans les édifices publics au Québec, de bas salariés, attendent que soit versée une augmentation de salaire qui avait pourtant été négociée et ratifiée... en décembre 2017.

Pour que l'augmentation de salaire puisse être versée, il faut que ce décret de convention collective de l'entretien ménager soit promulgué, qu'il paraisse dans la Gazette officielle du Québec. Or, cela n'avait pas été fait sous le gouvernement libéral en 2018.

Depuis, ces travailleurs à faible revenu, souvent à temps partiel, pour 15, 20 ou 25 heures par semaine, attendent une augmentation de 45 ¢ l'heure. Pour eux, c'est l'équivalent de 500 $ à 900 $ par année. Ils travaillent souvent de soir, de nuit.

Au cours d'une entrevue, le président de la section locale 800 de l'Union des employés de service, affiliée à la FTQ, Raymond Larcher, a rapporté que lorsqu'il tentait de savoir ce qui se passait, pourquoi ses membres tardaient à être payés, comme convenu, toutes sortes de prétextes étaient invoqués.

« D'abord, on nous a dit que c'était à cause des élections, ensuite on nous a dit qu'il y avait une étude d'impact économique à faire. Et là, on nous dit qu'on attend après les directives du ministre du Travail. Il y a toujours une raison, mais, en fait, c'est parce qu'on n'a pas eu dans le passé de volonté d'agir », a critiqué M. Larcher.

Le ministre ouvert

Quelques-uns de ces travailleurs ont d'ailleurs manifesté, vendredi, au bureau du ministre du Travail, Jean Boulet, à Trois-Rivières. Le ministre est allé à leur rencontre et son ouverture a impressionné le syndicat.

« Ce sont des augmentations de salaire que ces personnes-là attendent et elles en ont besoin. Je suis allé les rencontrer. Je leur ai dit que j'étais extrêmement sensible à leurs préoccupations, que j'avais beaucoup de respect pour le travail souvent dans l'ombre que ces personnes-là font », a relaté le ministre Boulet.

« J'ai appris récemment que ce décret-là avait besoin d'être modifié pour tenir compte de ce qui avait été négocié. J'ai donné instruction aux personnes responsables de mon ministère pour qu'on active ce dossier-là. C'est devenu extrêmement important pour moi qu'on agisse le plus rapidement possible pour permettre à ces personnes-là de bénéficier des augmentations de salaire », a ajouté le ministre du Travail.

Les décrets de convention collective permettent d'étendre à toute une industrie dans un secteur d'activité les conditions qui ont été négociées par deux parties. Ils couvrent des syndiqués et des non-syndiqués à la fois, en permettant d'offrir de meilleures conditions de travail. Il en existe aussi dans les services automobiles et pour les agents de sécurité, par exemple.

En fait, le décret sur l'entretien d'édifices publics compte deux territoires. Le décret de Montréal concerne 12 000 travailleurs en Mauricie, Montérégie, Montréal et Gatineau. La moitié d'entre eux sont membres de la section locale 800 de l'Union des employés de service de la FTQ. L'autre décret, appelé de Québec, concerne 7000 travailleurs en Abitibi, dans Chaudière-Appalaches et à Québec.

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