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Le greffier et le sergent d'armes de l’Assemblée législative de la C.-B. nient avoir mal agi

Deux hommes aux cheveux blancs assis côte à côte.
Le sergent d'armes du Parlement, Gary Lenz, et le greffier, Craig James, clament leur innocence. Photo: CBC
Adrien Blanc

Le greffier Craig James et le sergent d'armes Gary Lenz se défendent de toute inconduite dans des lettres obtenues par le Vancouver Sun et authentifiées par leur porte-parole comme étant les documents qu'ils ont remis, jeudi, au comité de gestion de l'Assemblée législative.

Les deux hauts fonctionnaires affirment que le rapport du président de l’Assemblée législative, Darryl Plecas, qui les accuse de dépenses injustifiées, ne correspond pas à la réalité, selon les mots de Craig James. Elles sont erronées, assure aussi Gary Lenz dans sa lettre.

Le greffier Craig James et le sergent d'armes Gary Lenz ont été suspendus et escortés hors de l’Assemblée législative le 20 novembre.

Le 21 janvier, Darryl Plecas a publié un rapport de 76 pages qui accablait les deux hauts fonctionnaires.

Craig James et Gary Lenz ont chacun répondu aux accusations par écrit dans une lettre datant du 7 février, à la demande du comité de gestion de l’Assemblée législative.

Le greffier revient notamment sur l’achat d’une fendeuse à bois avec l’argent public. Craig James dit avoir suivi la procédure dans le cadre de la préparation aux catastrophes naturelles. Il écrit qu’en cas de séisme par exemple, l’Assemblée législative a besoin de se doter d’outils servant à trancher des poutres pour sauver des blessés, couper et fendre du bois afin de fournir de la chaleur et de la lumière s’il n’y a plus d’électricité.

Le greffier reconnaît qu’il a entreposé la fendeuse à bois ainsi qu’une remorque chez lui, mais il écrit : Je gardais le matériel en attendant qu’un espace de rangement [...] soit construit.

En ce qui concerne les allégations de livraison d’alcool à l’ancien président de l’Assemblée législative, Bill Barisoff, Craig James affirme que la marchandise n’avait pas la valeur estimée par Darryl Plecas et que l’ancien président a présenté un chèque pour rembourser cette dépense.

Le greffier a aussi été accusé d’avoir demandé une indemnité de retraite et une assurance vie d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de dollars. Dans sa lettre au comité de gestion de l’Assemblée, il rétorque que c’était une idée de Darryl Plecas. Le président m’a demandé de lui fournir un modèle de lettre et c’est ce que j’ai fait, écrit-il.

Les deux hauts fonctionnaires auraient aussi, selon le rapport du président de l'Assemblée, acheté de nombreux objets de valeur avec l'argent public lors de différents voyages, notamment au Royaume-Uni. Les babioles que j'ai achetées avaient peu de valeur, se défend Gary Lenz, et je les ai achetées comme cadeaux, récompenses et présents protocolaires, conformément à ce qui se pratique à l'Assemblée législative.

Si le président avait des doutes quant à mes dépenses, je ne comprends pas pourquoi il les a approuvées, de manière orale et écrite

Craig James, greffier de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique

En référence à l’achat de costumes au Royaume-Uni, Craig James écrit que c’était dans le but de moderniser les vêtements portés au Bureau, là où il siège.

Le greffier affirme aussi qu’il a acheté des produits informatiques pour ses deux bureaux, l’un à l’Assemblée législative et l’autre chez lui. Il écrit qu’il a acheté des écouteurs réducteurs de bruit, car : j’ai des problèmes aux oreilles quand je prends l’avion à cause du bruit et de la pressurisation de la cabine.

Gary Lenz descend un escalier, suivi par une agente de la GRC et un homme habillé en civil.L'ancien sergent d'armes de l'Assemblée législative, Gary Lenz a été escorté par la GRC jusqu'à l'extérieur du Parlement mardi matin. Photo : La Presse canadienne

Craig James reconnaît cependant qu’il n’a pas fait attention aux dépenses encourues pour l’abonnement à de nombreux magazines pour un montant estimé à 5000 dollars mais il promet : Je rembourserai.

Par ailleurs, à plusieurs reprises dans sa lettre, le greffier se défend d’être partisan politiquement, comme cela a été affirmé par Darryl Plecas dans son rapport. Concernant une enquête interne contre une députée, il écrit : J’ai insisté pour que les procédure adéquates soient suivies en ce qui concerne les enquêtes à l’Assemblée législative.

Il retourne l’accusation de partisanerie contre Darryl Plecas : Le président et moi avions des différences de points de vue sur le meilleur moyen de gérer les rancunes à l’Assemblée, le président me disant à plusieurs occasions qu’il ne voulait pas suivre mes conseils pour rappeler à l’ordre un ministre ou un député parce qu’il ne voulait pas embêter le NPD, soit le Nouveau Parti démocratique.

La Gendarmerie royale du Canada et deux procureurs spéciaux enquêtent sur l'affaire mais le greffier affirme qu’ils ne l’ont pas interrogé.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale