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Référendum à Laterrière : Projet 7 conteste les façons de faire de la Ville

Affiche géante sur laquelle il est inscrit : Important de venir voter pour le oui.

Projet 7 veut implanter un complexe locatif doté d'une clinique, de bureaux et d'une station-service sur le boulevard Talbot.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À quelques jours du référendum sur la construction d'un complexe doté d'une station-service à Laterrière, le promoteur du projet, Jean-Michel Tremblay, dénonce les façons de faire de la Ville qui organise la consultation publique. Il estime qu'une cinquantaine de citoyens habilités à voter n'ont pas été convoqués.

Jean-Michel Tremblay veut construire un complexe locatif doté d’un poste d’essence, d’une clinique, d’un dépanneur et d’espaces à bureaux.

Or, il existe déjà deux stations-service dans le secteur, l’une détenue par RL Énergies et l’autre par Nutrinor. Les deux entreprises ont décrié l’initiative de Projet 7 puisqu’elles considèrent que le marché n’est pas assez grand pour l’arrivée d’un troisième joueur.

Le promoteur, lui, estime que les services qu’il souhaite dispenser sont nécessaires à Laterrière.

En décembre, la Ville a ouvert les registres dans ce dossier. Quarante-neuf Laterrois qui étaient contre le projet se sont présentés à l’édifice municipal pour signer le document. Le minimum requis était 39. Le projet ira donc en référendum le 24 février.

Depuis ce temps, Jean-Michel Tremblay fait cabale auprès des personnes habilitées à voter et favorables à son projet pour qu’elles s’expriment le jour du vote. Il soutient qu’environ 35 adresses de résidences figurant au cœur du bassin ciblé d’environ 200 maisons ont été exclues.

À chaque élection, on me dit qu’à Québec, il y a des noms qui disparaissent. On s’explique mal le fait qu’ils disparaissent. C’est un problème qui est vécu dans les élections habituellement sauf que nous, on le vit dans le cadre d’un projet privé. Je connais des gens dans le secteur qui sont aptes à voter, qui votent normalement pour toutes les élections, mais qui doivent s’inscrire sur la liste, explique le président de Projet 7.

Les personnes qui habitent aux 35 adresses auxquelles Jean-Michel Tremblay fait référence doivent aller s’inscrire. Pour le promoteur, qui souhaite investir 7 millions de dollars dans le secteur et créer 50 emplois, chaque vote compte. En 2008, un référendum a eu lieu pour un projet semblable et s’est soldé par une différence de cinq voix.

Jean-Michel Tremblay dénonce aussi le fait que les règles en vigueur l’empêchent de voter.

Homme avec casquette en entrevue à l'extérieur. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de Projet 7, Jean-Michel Tremblay

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Notre entreprise est propriétaire du site depuis le mois de mai 2018, mais pas depuis 12 mois au 20 novembre alors on ne peut pas voter. On est les instigateurs de la demande de dérogation et propriétaires du développement, mais on n’a pas le droit, poursuit-t-il.

La Ville organise la consultation

C’est la Ville qui organise le référendum à partir de listes fournies par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Le directeur des communications de Saguenay, Jeannot Allard, assure que tout a été fait dans les règles de l’art.

« On travaille de façon légale avec la liste électorale du Directeur général des élections. S'il y des gens qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale, nous, on travaille avec cette liste-là. »

— Une citation de  Jeannot Allard, directeur des communications, Saguenay

Les citoyens qui pensent avoir le droit de s’exprimer lors du référendum pourront se présenter à l’édifice municipal de Laterrière jusqu’à 22 h vendredi et jusqu’à 17 h 30 samedi.

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