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Un accord est possible sur le Brexit, selon le premier ministre irlandais

Le premier ministre d'Irlande, Leo Varadkar, à Belfast.

Le premier ministre d'Irlande, Leo Varadkar, à Belfast

Photo : The Associated Press / Liam McBurney

Reuters

Le premier ministre irlandais Leo Varadkar, s'exprimant avant un dîner de travail avec Theresa May, a déclaré vendredi qu'il croyait encore à la possibilité de trouver un accord de retrait avec le Royaume-Uni afin d'éviter un Brexit désordonné.

« Un accord peut être conclu », a-t-il dit devant les caméras de la RTE, la radiotélévision irlandaise, après une rencontre avec des représentants du Parti unioniste démocrate (DUP), formation nord-irlandaise indispensable à la majorité parlementaire de la première ministre britannique et farouchement opposée à l'actuel accord de Brexit.

Varadkar, qui espère que son dîner à suivre avec Theresa May à Dublin permettra de « rétablir la confiance » après des semaines d'animosité, a ajouté que ses entretiens avec des représentants du DUP et d'autres partis nord-irlandais s'étaient « très bien » passés et a jugé que le DUP et le gouvernement de la République d'Irlande avaient plus de choses en commun que de divergences relativement au dossier du Brexit.

Pour autant, a-t-il ajouté, il est difficile de savoir à ce stade si un accord pourra être trouvé d'ici au 29 mars ou s'il sera nécessaire, afin d'éviter un Brexit sans accord, de repousser la date du divorce.

Arlene Foster, la dirigeante du DUP, a évoqué pour sa part un « bon rendez-vous » avec Varadkar, mais n'a pas voulu exposer les mesures spécifiques dont ils avaient parlé.

La frontière au coeur du blocage

La question de la frontière irlandaise est au coeur de l'obstruction entre Londres et l'Europe. En effet, l'accord initial, négocié par le gouvernement britannique et la Commission européenne, et entériné par les chefs d'État et de gouvernement des 27, a été massivement rejeté par les députés britanniques de la Chambre des communes.

Par un amendement approuvé à la fin de janvier, ces derniers ont mandaté Theresa May pour qu'elle trouve des « mécanismes » de rechange au filet de sécurité irlandais (Irish backstop), la clause de sauvegarde qui doit, en dernier recours, garantir qu'il n'y aura pas de rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

Retravailler la déclaration politique

Les Européens, Dublin en tête, ont répondu qu'ils ne rouvriraient pas l'accord et qu'ils ne reviendraient pas sur le filet de sécurité. Ils sont prêts en revanche à retravailler la déclaration politique, un texte d'une trentaine de pages qui accompagne l'accord de retrait et fixe le cadre de la négociation des futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE.

Varadkar a insisté sur le fait que les deux parties voulaient éviter le retour d'une frontière physique à travers l'île d'Irlande. « Souvent, quand on est d'accord sur tous les objectifs majeurs, il est possible de trouver une solution », a-t-il dit.

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