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Malgré le handicap, ils s’aiment plus que jamais

Marie-Sol St-Onge et son conjoint Alin en 2017

Marie-Sol St-Onge et son conjoint Alin en 2017

Photo : Marie-Sol St-Onge

Catherine Bouchard

Après 18 ans de vie commune, Marie-Sol St-Onge et Alin Robert ont vu leur vie basculer. Un simple mal de gorge a dégénéré en un très rare cas de choc septique pour Marie-Sol qui a dû être amputée des quatre membres.

Près de sept ans après cette journée fatidique, les médecins ignorent toujours ce qui s’est passé. Dès son réveil, en mars 2012, Marie-Sol a eu la certitude inébranlable que l’amour était toujours présent.

Quand je suis sortie du coma, il me disait : “T’es belle! Je t’aime!” J’ai pas eu le réflexe de me sentir différemment.

Le couple a tout de suite voulu voir le positif : Marie-Sol aurait pu mourir et elle était toujours en vie pour leurs deux enfants.

On a été jour par jour, étape par étape, seconde après seconde. On a vécu ça, surtout dans l’humour, dans l’acceptation, relate Alin.

Pour M. Robert, il allait de soi qu’il épaulerait sa conjointe.

Ça amène de la difficulté, mais tout l’amour vient compenser cette difficulté-là.

Pour Marie-Sol St-Onge, c’est que le couple était déjà très solide avant l’amputation.

Ça fait 18 ans que les bases étaient solides. C’est comme une maison, dont les fondations sont vraiment solides, même si elle s’écroule en raison d’un tremblement de terre, les fondations sont là, on reconstruit par dessus, donne en exemple Marie-Sol.

Le processus de réadaptation a été progressif, mais Marie-Sol devient plus habile jour après jour. Il y a pas si longtemps, je ne pouvais pas faire le souper complètement toute seule. Aujourd’hui, à part une conserve à faire ouvrir ou un truc qui est trop haut, Alin peut quand même rester assis un petit peu et prendre ça relaxe.

Marie-Sol St-Onge marche avec des prothèses et des béquilles.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Sol St-Onge reçoit des encouragements près du fil d'arrivée.

Photo : Radio-Canada

Marie-Sol St-Onge, une peintre connue en Mauricie, a même réussi à effectuer 3 km de marche à l’automne 2018. C’est pas avec Alin que je me serais entraîné, blague-t-elle.

Marie-Sol St-Onge et son conjoint Alin en 1996Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Sol St-Onge et son conjoint Alin en 1996

Photo : Marie-Sol Saint-Onge

Coup de foudre

Entre Marie-Sol et Alin, ce fut le coup de foudre dès le cégep. Après deux rencontres, en 1993, ils se sont embrassés dans le corridor de leur collège. Ils ne se sont jamais quittés depuis.

Plus de 25 ans après leur rencontre et malgré le handicap, ils disent s’aimer plus que jamais. Je l’aime autant, pas moins, pas plus, mais c’est toujours en croissance. Il y a des choses qui se sont greffées à l’amour comme l’admiration, donc à partir de là, ça solidifie davantage, souligne-t-il

Sa conjointe abonde dans le même sens.

Lui il dit qu’il m’admire, moi aussi. Lui, il tient le bateau depuis le début. Pendant la tempête, il a continué à voguer droit devant. C’était impressionnant!

Mauricie et Centre du Québec

Société