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La cavalière Sarah-Maude Gauthier tente sa chance aux États-Unis

Sarah-Maude Gauthier
Sarah-Maude Gauthier. Photo: Dan West
Jean-Philippe Martin

Après avoir pris part à plusieurs rodéos du circuit québécois, Sarah-Maude Gauthier se lance à l’assaut des États-Unis. La cavalière de 26 ans participera à deux compétitions au Kentucky et au Michigan au cours des prochains jours.

La jeune femme de Roberval participe aux courses entre barils, une épreuve réservée aux femmes, faite de virages autour de trois barils disposés en triangle.

Gauthier en sera à premières expériences au sud de la frontière où la compétition est très relevée selon elle.

« Sur 60 inscriptions, il n’y a que des noms américains, je suis la seule Québécoise. C’est quand même impressionnant, même intimidant. Si je n’y vais pas, je ne le saurai jamais si je suis rendue à ce niveau-là. »

La cowgirl de Roberval a quitté sa région natale l’automne dernier pour venir s’établir dans la région de Portneuf. Ce changement majeur lui permet de profiter d’installations plus confortables pour ses chevaux et de meilleures conditions d’entraînement.

« Moi, je voulais devenir plus professionnelle et pour y arriver, il me fallait venir m’installer dans une écurie professionnelle, où les gens sont déjà allés aux États-Unis et connaissent bien le domaine. »

Je suis partie avec mon trailer et mes deux chevaux. J’ai tout stocké ce que je pouvais. J’ai vécu dans mon trailer pendant un bout. Mais plus maintenant, il fait trop froid!

Sarah-Maude Gauthier, cavalière

En selle avec Ivy

Après avoir monté Oki Dana Moon pendant près d’une décennie, Sarah-Maude Gauthier fait maintenant équipe avec Ivy Switch, une jument de 9 ans « au caractère bien particulier »

Sarah-Maude Gauthier et sa jument "Ivy Switch"Sarah-Maude Gauthier et sa jument "Ivy Switch" Photo : Radio-Canada

Après une période d’essai l’an dernier, la cavalière est convaincue qu’elle a maintenant la monture pour lui permettre d’accéder au prochain niveau.

« C’est une grande galopeuse, naturellement faite pour tourner, explique Sarah-Maude. Pour elle, c’est facile, c’est comme un jeu. L’année passée, j’ai fait quelques runs avec elle lors de courses et elle m’a prouvé qu’elle était capable, elle a été dans les bons temps. Elle est prête pour les États-Unis. »

Une bonne équipe

En plus de sa jument, de ses parents qui l’épaulent continuellement, Sarah-Maude Gauthier peut compter sur l’appui de son conjoint Benoit Douville, mordu lui aussi de chevaux et maréchal-ferrant de métier.

Il a vraiment pris en charge mes chevaux, raconte-t-elle. Mes chevaux sont plus droits, bien axés. On a vu une amélioration dans les performances. C’est comme un coureur qui a besoin de bonnes espadrilles, c’est la même chose pour les chevaux.

Benoit Douville, maréchal-ferrandBenoit Douville, maréchal-ferrand Photo : Radio-Canada

Sarah-Maude s’estime chanceuse d’avoir un amoureux qui partage sa passion. Le monde des chevaux demande beaucoup de temps et d’efforts et, selon elle, cela peut compliquer grandement la vie à deux.

« Souvent, si j’arrive chez nous le soir et il est presque minuit parce que je me suis occupée de Ivy, il comprend. Il vient avec moi, il m’aide à desseller la jument. Il me donne des conseils. J’ai une bonne équipe, vraiment », conclut-elle.

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