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Le sud du Témiscamingue aux prises avec un manque de ressources en santé mentale

Un homme souffre un souffre de santé mental.

Un homme souffrant de problématiques de santé mentale. (archives)

Photo : Shutterstock

Tanya Neveu

Les ressources en santé mentale et toxicomanie sont restreintes dans le sud du Témiscamingue. Le Centre intégré de santé et de services sociaux confirme d'ailleurs qu'il y a un manque.

Avec une seule intervenante en poste, l'organisme Place au soleil de Témiscaming est débordé.

Cathy Moreau a cumulé en 2018 les interventions en santé mentale et toxicomanie.

On va avoir souvent des gens qui vont être intoxiqués, qui ont besoin d'aide. Il faut se revirer de bord rapidement. On ne peut pas les refuser, ils n'ont nulle part où aller, déplore-t-elle.

Sur 809 personnes aidées, plus de la moitié éprouvait des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie. La coordonnatrice de Place au soleil, Caroline Langlais, explique que le sud du Témiscamingue n'est pas épargné.

Malheureusement, le sud est la porte d'entrée pour plein de sortes de drogues. Ce n'est pas parce qu'on a des sous qu'on n'a pas de problème de toxicomanie, de santé mentale et de violence conjugale et que notre enfant dîne à l'école, ça n'a rien à voir avec l'argent, ajoute-t-elle.

« C'est préoccupant »

L'Hôpital de Témiscaming/Kipawa peut aussi accueillir des personnes en état de crise. Elles sont prises en charge et évaluées par des spécialistes. Cependant, à Témiscaming, il n'y a aucun centre d'hébergement d'urgence comme c'est le cas à Ville-Marie.

Le président directeur général du CISSS, Yves Desjardins, affirme qu'il y a un manque.

Yves Desjardins, PDG du CISSS-AT.

Yves Desjardins, PDG du CISSS-AT

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Est-ce que c'est préoccupant? Oui c'est préoccupant. Est-ce qu'il y a une réorganisation à faire en santé mentale et dépendance? La réponse c'est oui, on est en train de travailler sur ce plan de match-là pour s'assurer d'avoir une offre de services revisitée, assure-t-il.

Yves Desjardins ajoute que le CISSS est aussi confronté à un enjeu de recrutement de personnel dans ce secteur.

Abitibi–Témiscamingue

Santé mentale