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Protéger la Gaspésie des plantes exotiques envahissantes

La berce du Caucase.
Chaque plant de berce du Caucase, une espèce envahissante exotique (EEE), produit des dizaines de milliers de graines susceptibles d'être transportées par le vent ou l'eau. Ces graines peuvent flotter pendant 3 jours et, sur un terrain sec, rester actives jusqu'à 15 ans. Photo: Meghan Grguric/University de Guelph
Radio-Canada

Selon la Fondation de la faune du Québec, la présence de plantes exotiques envahissantes en Gaspésie n'en est qu'à ses débuts, et il est plus facile d'agir dès maintenant que d'attendre que la plante ait pris ses aises sur tout le territoire.

La Fondation administre une partie des 8 millions de dollars que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Faune s’est engagé à verser l’an dernier dans un plan de lutte de 5 ans.

Des organismes comme le Comité ZIP de la Gaspésie espèrent d’ailleurs obtenir l'aide financière de la Fondation de la faune pour lutter contre ces indésirables qui envahissent champs, fossés et milieux humides, comme la berce du Caucase, la renouée du Japon ou le roseau commun.

La Fondation a déjà approuvé 80 demandes d’aide financière. La coordonnatrice de projets, Annie Lebel, explique que ce programme est offert aux municipalités, aux MRC et aux différents organismes qui travaillent en environnement. L’argent doit servir à limiter l'introduction et la propagation des plantes exotiques envahissantes dans des milieux naturels et d'intérêt écologique, précise-t-elle

Un employé avec une scie procède à une opération de coupe de roseaux communs.Un employé coupe des plants de roseaux communs qui envahissent les terrains. Photo : Radio-Canada

Le Conseil de l'eau Gaspésie Sud entend aussi s’engager dans la lutte, mais avec le soutien financier du ministère de l'Agriculture.

La directrice par intérim du Conseil de l'eau Gaspésie Sud, Julie Leblanc, explique que l’organisme ira à la rencontre des agriculteurs pour les sensibiliser aux problèmes que peuvent engendrer les plantes envahissantes. On veut les amener à être capables de les reconnaître et de nous rapporter les observations dans le futur. Mais pour l'été, on va aller avec eux sur leurs terres agricoles et tenter de localiser les foyers actifs de prolifération, précise-t-elle.

Le ministère du Développement durable considère que la prévention et la détection précoce des plantes exotiques envahissantes sont la clé pour combattre efficacement les intrus.

D'après un reportage de Pierre Cotton

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Flore