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Les photos d'automutilation bientôt interdites sur Instagram

Gros plan sur une jeune femme asiatique, téléphone en main.
Les adolescents sont particulièrement vulnérables sur les réseaux sociaux. Photo: iStock
Radio-Canada

L'application Instagram, très populaire chez les jeunes, a décidé de bannir les photos de blessures auto-infligées pour aider à lutter contre l'automutilation et le suicide, a annoncé la plateforme qui appartient à Facebook jeudi.

« Au cours du dernier mois, nous avons constaté que nous n'étions pas au point concernant les questions d'automutilation et de suicide et que nous devrions en faire davantage afin d'assurer la sécurité des personnes les plus vulnérables qui utilisent Instagram », a écrit la plateforme dans un communiqué.

Des photos retirées ou cachées

Instagram, qui interdisait déjà toute publication encourageant le suicide ou l'automutilation, va désormais aussi interdire et retirer les « images explicites d'automutilation, comme les coupures » infligées à soi-même.

Quant aux photos moins choquantes, mais évoquant l'automutilation, comme des photos de cicatrices causées par de l'automutilation, elles n'apparaîtront pas dans les résultats de recherche et ne seront pas recommandées par les algorithmes d'Instagram, qui dit travailler avec des experts en santé mentale.

Ce type de contenu moins explicite ne sera « pas complètement supprimé, car nous ne voulons pas stigmatiser ou isoler des gens qui peuvent être dans la détresse et appeler à l'aide en publiant des contenus évoquant des actes d'automutilation », a ajouté la filiale de Facebook.

Éviter la censure

Facebook et Instagram, mais aussi Twitter et Google, tentent en permanence de limiter les contenus problématiques sur leurs plateformes tout en cherchant à éviter toute accusation de censure.

La plateforme de partage de photos, qui revendique plus de 1 milliard d'utilisateurs dans le monde, réfléchit aussi à mettre en place d'autres mesures, comme le floutage de certaines images afin qu'elles ne soient pas immédiatement visibles.

Les accusations du père d'une adolescente décédée

Selon la BBC, la décision d'Instagram intervient après la vague d'émotion suscitée en Grande-Bretagne par le drame qui a touché Ian Russell et sa famille. Ce père a accusé Instagram d'avoir une part de responsabilité dans le suicide, en 2017, de sa fille Molly âgée de 14 ans.

Selon lui, l'adolescente avait regardé beaucoup de contenus liés au suicide ou à l'automutilation sur Instagram.

« Il est désormais temps que les autres plateformes de médias sociaux prennent des mesures et reconnaissent la responsabilité qu'elles ont envers leurs utilisateurs afin qu'Internet soit un endroit sûr pour les personnes jeunes et vulnérables », a déclaré Ian Russell, qui a bien accueilli la décision d'Instagram.

Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC

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