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Une fois résident permanent, Kaya Free souhaite tenter sa chance à Granby par ses propres moyens

Kaya Free dans l'établissement de Radio-Canada en Saskatchewan.

L'artiste Kaya Free doit renoncer à sa participation au Festival international de la chanson de Granby.

Photo : Radio-Canada

Rose Nantel

Même s'il a appris le retrait de sa candidature au Festival international de la chanson de Granby (FICG) 2019, le rappeur engagé Kaya Free affirme rester positif. Il dit ne pas vouloir déposer sa candidature pour une deuxième fois au concours fransaskois Nouvelle scène. Mais il ne ferme pas la porte au festival québécois.

Mercredi, la présidente de la Société Chant'Ouest Suzanne Campagne a indiqué que Kaya Free n'obtiendra pas son statut de résident permanent à temps pour participer au festival québécois cette année, un laissez-passer qu'il avait obtenu en remportant le concours Chant'Ouest. Un des critères pour les candidats du FICG est de détenir une citoyenneté canadienne ou un statut de résident permanent.

En entrevue jeudi, Kaya Free a mentionné qu'il considère avoir acquis toute l’expérience qu'il avait à recevoir lors de sa participation aux concours et formations musicales Nouvelle scène et Chant’Ouest. Il avoue ne pas avoir l’intention de participer de nouveau à ces deux concours afin de laisser la chance aux autres. Toutefois, il se dit prêt à participer au festival de Granby, par d'autres moyens, « lorsque l’événement voudra bien de lui ».

« Je crois que si je ne suis pas résident maintenant, je vais être résident prochainement », ajoute-t-il. « Je reste positif. Si Granby veut bien de moi, je vais postuler pour 2020. Si Granby ne veut pas de moi, je vais continuer ma carrière ».

Les règles sont les règles

Concernant les exigences pour participer au FICG, l’artiste exprime être déçu de réaliser que les regards sont posés sur ses papiers d’immigration, plutôt que sur son talent. Il dit malgré tout être conscient que les règles fonctionnent ainsi et qu'il faut les respecter.

Il souligne par contre le fait qu'« on parle beaucoup d’unité dans la diversité ». Selon lui, la chose qui unit les artistes dans ce type de concours, c'est la musique et que tout le monde devrait être inclus, même les nouveaux arrivants.

S’il n’y a pas la chance pour tout le monde, cette union dans la diversité ne pourra pas marcher.

Kaya Free (Bertrand Ninteretse)

Changement de règlements

Selon Érick-Louis Champagne, directeur général et artistique par intérim du Festival international de la chanson de Granby lors de Chant’Ouest 2018, chaque concours provincial possède ses propres règlements.

C’est aussi le cas de Chant’Ouest, qui réunit les gagnants de chacun des concours provinciaux. Selon Suzanne Campagne, la présidente de la Société Chant’Ouest, il est temps de mettre à jour les règlements de Chant'Ouest pour demeurer ouvert à la diversité culturelle des provinces.

« Je pense que j’ajouterais dans les critères de Chant’Ouest qu’il faut être un résident permanent ou un citoyen canadien ou être un participant qui a sa demande déjà déposée sa demande et que celle-ci soit en évaluation », ajoute Suzanne Campagne.

Érick-Louis Champagne croit que le cas de l'artiste Kaya Free invitera les organisations à être plus vigilantes qu'avant pour « éviter qu’un problème comme celui-ci ne se reproduise », explique-t-il.

Saskatchewan

Musique