•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

C’est la fin du papier pour le magazine Voir

Le logo du magazine Voir, constitué de noir, de rouge et de gris.
Le logo du magazine Voir Photo: Facebook : Voir
Angie Landry

Le magazine culturel Voir, une propriété de Mishmash Média, met fin à sa publication papier et misera sur sa plateforme numérique.

La nouvelle a été confirmée à Radio-Canada par le rédacteur en chef de la publication, Simon Jodoin.

Cette décision est effective dès jeudi, mais elle ne toucherait pas les activités de la revue L’actualité, aussi détenue par Mishmash Média.

Simon Jodoin soutient que le choix de favoriser le numérique au Voir s’est pris dans un esprit de collaboration.

C’est quelque chose qui se tramait, dit Simon Jodoin. Je l’ai même annoncé aux employés la semaine dernière, et avec tous les partenaires culturels et les clients, il fallait simplement faire les choses dans l’ordre.

Le rédacteur en chef affirme que la fin du papier pour le magazine ne représente pas le début de la fin pour le Voir, bien au contraire.

Le chroniqueur Simon JodoinLe rédacteur en chef du Voir, Simon Jodoin Photo : Radio-Canada

Une nouvelle équipe de chroniqueurs vouée au numérique a même fait son entrée dans l’entreprise jeudi matin.

De journal hebdo à magazine mensuel

Près de 30 ans après sa première parution, le 27 novembre 1986, le Voir, autrefois un journal culturel diffusé hebdomadairement, puis ensuite deux fois par mois, avait annoncé en décembre 2015 qu’il devenait un magazine mensuel.

On a quand même fait trois ans, et ça a bien fonctionné. Sauf qu’il y a une grosse pression. Pour ce papier-là et la qualité des contenus qu’on faisait, à un moment donné, j’ai été obligé de me rendre compte que ça commençait à être très difficile.

Simon Jodoin

Pour Simon Jodoin, le défi d’offrir ce format était costaud, surtout en contribuant à la fois à la plateforme numérique, déjà bien en selle.

Dans une publication Facebook, le rédacteur en chef a d’ailleurs souligné que la mission du Voir devenait de plus en plus en symbiose avec les possibilités qu’offre le web.

« Comprenez-moi bien, cependant, je crois encore au papier et à l’imprimé. Avec la couverture de tout ce qui grouille culturellement à Montréal et à Québec, ce serait une mauvaise décision de persister à sauver un contenant au détriment du contenu. »

Aucune aide financière

Mais malgré cette conjoncture dans laquelle les médias se tiennent, est-ce possible pour le Voir d’obtenir un quelconque financement à la suite de ce changement de cap? Pour l’instant, Simon Jodoin a du mal à y croire.

Moi je n’attends rien, mais ça fait 33 ans, et on n’a jamais reçu un sou, malgré le fait que nous soyons un incontournable dans l’écosystème culturel au Québec.

Simon Jodoin

Je trouve ça curieux que parce qu’on est gratuit et parce qu’on ne [convient pas pour] les colonnes du gouvernement, on ne reçoive rien. Un coup de main serait apprécié, concède Simon Jodoin.

Avec les informations de Catherine Richer, de l'émission Le 15-18

Médias

Arts