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Des espaces éphémères à Gatineau dès ce printemps?

Une carte centré sur le Vieux-Hull montrant un point d'interrogation.
Les espaces et œuvres éphémères seront placés dans les cœurs urbains de Gatineau. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une demi-journée de réflexion autour des espaces éphémères se tiendra, le vendredi 8 février, à la Maison du citoyen. La Ville veut consulter la communauté et le milieu culturel afin que les premiers lieux de ce type puissent éventuellement bourgeonner d'ici au printemps.

Un espace ou une place éphémère est un lieu public aménagé temporairement, le temps d’un événement ou d’une saison, sur un terrain ou une emprise de rue. Une fois créés, ces lieux publics permettent aux citoyens de passer du temps à l'extérieur, que ce soit pour manger une bouchée ou pour profiter d'une pause.

Pour moi, des espaces éphémères, c’est vraiment une façon pour les citoyens de s’approprier les espaces publics, puis créer de la qualité de vie, explique la présidente de la Commission sur le développement du territoire, de l’habitation et de l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette.

Maude Marquis-Bissonnette en entrevue à l'intérieur devant un mur de briques.Maude Marquis-Bissonnette est la conseillère municipale du district du Plateau, à Gatineau. Photo : Radio-Canada

Ces installations se veulent aussi des lieux de rencontre et d’animation accessibles et ouverts à tous. Un peu partout au Québec, plusieurs municipalités les utilisent pour y offrir une programmation de divertissement ou culturelle.

Les espaces éphémères peuvent permettre d’exposer des sculptures, d’avoir des représentations en arts de la scène, donc c’est une façon de mettre en valeur les artistes, précise Claudine Chauret, la directrice générale par intérim de Culture Outaouais.

Dès ce printemps?

Du financement pour mettre sur pied des espaces éphémères est notamment disponible par le biais du Fonds de soutien à l’animation et à la revitalisation des anciens cœurs urbains, qui dispose de 380 000 $ par année sur cinq ans, soit 1,9 million de dollars au total. Les élus municipaux peuvent aussi en financer grâce à leur enveloppe discrétionnaire.

La Ville cible de manière prioritaire le Vieux-Hull, le Vieux-Aylmer, le vieux Buckingham et la rue Notre-Dame du secteur Gatineau pour accueillir de telles structures.

La journée de réflexion a pour but de mobiliser les membres de la communauté, qui auront la possibilité d’entendre des experts leur parler des bonnes pratiques en la matière. Le dépôt des dossiers peut se faire jusqu’au 4 mars, avant l’ouverture d’un processus d’évaluation pour attribuer les subventions.

La plupart des espaces éphémères au Québec sont plutôt l’été, donc on pourrait les voir arriver à partir de mai, mais je pense qu’on peut tout à fait imaginer des espaces éphémères qui pourraient nous permettre de mieux vivre notre nordicité, indique Maude Marquis-Bissonnette.

Deux dame se prélassent près d'un foyer au gaz installé près de l'hôtel de ville de Québec.Une place éphémère près de l'hôtel de ville de Québec. Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Démocratiser l’accès à l’art

La conseillère municipale du district du Plateau souligne que quelques initiatives en ce sens ont été entreprises ces dernières années, notamment le long du Sentier culturel.

Gatineau veut maintenant aller plus loin dans cette démarche. Ce qui n’est pas du tout pour déplaire aux créateurs de la région.

Quand on tire les artistes vers le haut, on tire aussi les citoyens vers le haut. Ils viennent eux aussi participer avec nous dans ces événements-là. On les initie à l’art, ce qui se fait normalement dans des galeries, se réjouit l’artiste-sculpteur Denis Marceau, qui est aussi membre du conseil d'administration de l’événement Recycl’art.

Les gens ont peur de rentrer [dans une galerie], mais à l’extérieur, on fait partie de leur monde.

Denis Marceau, artiste-sculpteur

Un tel programme est selon lui une aubaine pour se faire connaître et entrer en relation directe avec le public.

Il rappelle que l’idée n’est pas nouvelle et qu’à l’époque, il existait des « happenings », mais c’étaient les artistes qui devaient tout organiser, le plus souvent sans aucun financement.

Pour y aller :

Demi-journée de réflexion sur les espaces éphémères
Vendredi 8 février, de 13 h à 18 h
Salle des Fêtes de la Maison du citoyen

Ottawa-Gatineau

Art urbain