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Un club de danse du dragon craint l’ère du téléphone intelligent

Des jeunes effectuent un saut dans le studio de danse, lors d'une répétition
Dans la tradition chinoise, les danses colorées aident à conjurer la négativité tout en apportant chance et prospérité. Photo: Radio-Canada / Lien Yeung
Radio-Canada

Un des plus anciens clubs d'arts martiaux de Vancouver dit avoir de la difficulté à trouver de nouveaux membres parce que les jeunes préfèrent de nouveaux loisirs.

Depuis sa fondation en 1939, le club sportif Hon Hsing est responsable des danses du dragon et du lion lors de nombreuses célébrations du Nouvel An lunaire dans la région de Vancouver.

À son apogée, dans les années 1960, le club comptait plus de 200 membres. En 2019, il n’y en a que 35.

Le maître kung-fu du club, Peter Wong, dit qu’il est très difficile pour une tradition de rivaliser avec les nouvelles technologies : « Avec les ordinateurs et les téléphones intelligents, les jeunes ne sont plus aussi concentrés qu'ils ne l’étaient. »

Pour contrer cette influence, les élèves doivent se départir de leur téléphone cellulaire pendant les séances.

Les répétitions ne commencent que lorsque les élèves ont déposé leur téléphone dans la boîte de rangement.

« Cette suspension temporaire des nouvelles technologies aide à profiter du moment présent », croit le directeur de danse du club, Danny Quon.

La boîte fermée, sur laquelle est écrit Rangement de téléphones cellulaires du club Hon Hsing
Agrandir l’imageLes élèves au club Hon Hsing doivent placer leur téléphone dans une boîte pendant les cours de danse et de kung-fu. Photo : Radio-Canada / Lien Yeung

Ouverture vers d’autres communautés

Pour tenter d’attirer de nouveaux élèves, le club Hon Hsing offre des cours gratuits et invite désormais des personnes en dehors de la communauté sino-canadienne à y participer.

Pour Danny Quon, il est important de partager son savoir-vivre, peu importe son origine.

« C’est bien plus que simplement faire bouger une tête de lion ou un dragon, ou pratiquer des mouvements d’arts martiaux », explique-t-il.

« Ça permet de véritablement aider la communauté chinoise en maintenant ces traditions en vie. »

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