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Des chercheurs établissent un lien étroit entre les maladies du cœur et la démence

Une patiente parle avec un médecin.
Depuis 10 ans, 2,6 millions de toutes les hospitalisations au Canada ont un lien avec une maladie du cœur, un AVC ou un déficit cognitif d’origine vasculaire (archives). Photo: iStock / LilliDay
Denis-Michel Thibeault

Il existerait un lien étroit entre les maladies du cœur, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les déficits cognitifs, comme la démence. Pour établir ce constat, la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC du Canada a effectué une analyse des hospitalisations au pays entre 2007 et 2017.

« Les personnes avec une maladie du cœur présentent un risque très accru de souffrir d’une dégénérescence cognitive à cause d’une maladie vasculaire sous-jacente », affirme dans un communiqué le chef de la direction de la Fondation, Yves Savoie.

Selon le rapport, publié jeudi, 90 % des Canadiens vivent avec un risque de maladie cardiovasculaire, ce qui laisse entrevoir un problème encore plus grave, voire alarmant, pour la majorité de la population.

Depuis 10 ans, 2,6 millions de toutes les hospitalisations au pays ont un lien avec une maladie du cœur, un AVC ou un déficit cognitif d’origine vasculaire.

De ces patients, 40 % ont été réhospitalisés au moins une fois pour un épisode connexe, qui aurait pu être évité si la personne avait changé de mode de vie.

De plus, l’étude démontre que, parmi ceux qui ont subi une récidive d’AVC, 30 % sont susceptibles de souffrir d'un déficit cognitif. De plus, les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque sont 2,6 fois plus sujettes à subir un déficit cognitif.

Une situation qui touche davantage les femmes

De son côté, le cardiologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) Nicolas Noiseux apporte une précision : « Les femmes meurent plus de maladie cardiovasculaire que du cancer du sein. »

« Le mode de présentation est différent et les tests qu’on fait de façon routinière chez l’homme ne peuvent pas diagnostiquer la maladie de la même façon », explique-t-il dans une entrevue à Radio-Canada.

Souvent, les femmes ne vont pas avoir le diagnostic précocement.

Nicolas Noiseux, cardiologue au CHUM

Selon M. Noiseux, la prévention pourrait éviter les problèmes de maladie cardiaque. Il souligne que les trentenaires des deux sexes doivent prendre la santé de leur coeur en main le plus rapidement possible.

« Le problème commence jeune. Les gens oublient ça. […] C’est une maladie qui se développe dès l’âge de 15 ou 20 ans », précise-t-il.

Le cardiologue recommande d'adopter des habitudes de vie saines pour s’assurer d’éviter les risques de maladies du cœur et d’AVC.

Manitoba

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