•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un groupe de C.-B. veut faire la chasse commerciale du phoque

Un phoque a un poisson dans la bouche.

Des dizaines de milliers d'otaries et plus de 100 000 phoques vivent sur les côtes de la Colombie-Britannique.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Un groupe britanno-colombien, qui souhaite que la chasse commerciale aux phoques et aux otaries soit de nouveau permise dans la province, rencontre des représentants de Pêches et Océans Canada jeudi.

La Pacific Balance Pinnipeds Society (PBPS) veut profiter de l’occasion pour donner des détails sur le fonctionnement d’une éventuelle chasse commerciale. Il espère pouvoir préciser les questions relatives à la chasse, au transport, à la transformation et à la mise en marché des produits dérivés de la chasse aux phoques et aux otaries.

« [Pêches et Océans] souhaite plus de discussions, ce qui est compréhensible, parce que c’est la première fois qu’il se penche sur une proposition au sujet de la chasse aux [phoques] », soutient Ken Pearce, un membre de la PBPS, un groupe constitué de Premières Nations, de pêcheurs commerciaux et sportifs de même que de représentants de l’industrie de la fourrure.

Tester la toxicité de la viande

Ken Pearce explique qu’une étape importante pour que la chasse commerciale soit autorisée est de prouver que la viande et la graisse peuvent être consommées sans danger pour la santé humaine.

En novembre dernier, le groupe a annoncé que des pêcheurs autochtones attraperaient 30 bêtes pour en tester la toxicité. Toutefois, ces tests peuvent coûter 1000 $. « On n'a pas cette somme d’argent pour le moment, alors on a décidé d’attendre d’obtenir le feu vert [pour la chasse commerciale] et ensuite, quand on demandera du financement, on l'obtiendra [automatiquement] », précise M. Pearce.

Selon lui, des abattoirs capables de transformer les bêtes existent déjà en Colombie-Britannique. Il existe également un marché d’acheteurs, certains à l’étranger, prêts à acheter la viande, la graisse et la fourrure des animaux abattus.

Une chasse bonne pour les saumons

La PBPS fait aussi valoir que cette chasse serait la méthode la plus rapide de renverser le déclin du stock de saumons dans la région, puisque les phoques et les otaries s’en nourrissent.

Selon Tom Sewid, directeur de la PBPS et pêcheur commercial, la population de phoques a connu une forte croissance sur la côte ouest depuis la fin de son abattage dans les années 1970. Il soutient que la chasse commerciale pourrait commencer tranquillement avec l’abattage de 2000 phoques et 100 otaries la première année.

Pêches et Océans Canada n’a pas répondu à une demande d’entrevue.

D'après les informations de Karin Larsen, CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Chasse et pêche