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L'anxiété des jeunes coûte 421 millions par an à l'économie de l'Ontario

Une jeune fille assise au sol et adossée à un mur, dans l'obscurité.
Un parent ontarien sur quatre s'est absenté du travail à cause de l'anxiété de son enfant, selon l'organisme Santé mentale pour enfants Ontario. Photo: iStock

Alors qu'un parent ontarien sur quatre doit parfois s'absenter du travail pour veiller sur un enfant qui souffre d'anxiété, cette problématique fait perdre 421 millions de dollars par année à l'économie provinciale, selon une nouvelle étude.

C'est une grande perte pour l'économie, affirme Kim Moran, la présidente de l'organisme Santé mentale pour enfants Ontario, à l'origine du rapport.

Elle ajoute ceci : L'impact est énorme sur des familles ontariennes qui ont déjà des difficultés.

Faits saillants du rapport :

  • 80 % des parents disent que l'anxiété de leur enfant a eu un impact sur leur carrière
  • 71 % des parents racontent que l'anxiété de leur enfant a miné leurs finances
  • 81 % des frères/soeurs d'un jeune souffrant d'anxiété ont dû assumer des responsabilités supplémentaires dans la famille

Ces données et celles des pertes financières liées à la productivité ont été compilées par des chercheurs de l'Université de Toronto, qui ont multiplié le nombre de jours de travail perdus par les parents par leur salaire moyen.

Le coût des soins va plus loin qu'une visite chez le médecin ou à l'hôpital. Notre étude montre qu'il y a des coûts significatifs pour les familles qu'il faut aussi considérer.

Adrian Rohit Dass, coauteur du rapport

Au cours des deux dernières années, je travaillais à temps partiel afin de pouvoir être à la maison pour m'occuper [de mon fils] s'il avait besoin de quitter l'école plus tôt (consultation psychologique, rendez-vous médical, etc.), ce qui m'avait forcé à abandonner mon poste d'aumônier à l'école secondaire où j'enseigne, raconte le père de Guelph Jeff Warner [cité dans le rapport]. Je suis de retour à temps plein cette année, mais c'est au tour de ma femme d'être à temps partiel pour être disponible pour lui.

Plus de ressources

Mme Moran affirme que les pertes économiques sont vraisemblablement plus grandes que ne l'indique le rapport qui porte seulement sur l'absentéisme des parents lié à l'anxiété de leur enfant, ne couvrant pas d'autres problèmes psychologiques et mentaux.

L'étude vise entre autres, dit-elle, à montrer au gouvernement que c'est vraiment quelque chose qui a un impact sur les familles. Elle presse la province d'embaucher plus de personnel pour réduire les listes d'attente.

Pour l'organisme Santé mentale pour enfants Ontario, chaque jeune dans le besoin devrait avoir accès, par exemple, à des services de psychothérapie en moins de trente jours. À l'heure actuelle, l'attente est de 78 jours en moyenne.

Jusqu'à maintenant, le premier ministre Doug Ford a promis 1,9 milliard de dollars sur dix ans pour les services en santé mentale, les dépendances et l'aide au logement.

Avec les informations de La Presse canadienne

Toronto

Santé mentale