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QuadrigaCX : un ordinateur pourrait contenir la clé des 180 millions $ en cryptomonnaie

Une représentation visuelle du bitcoin

Une représentation visuelle du bitcoin

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

La Presse canadienne

Dans un bureau de Toronto, un ordinateur portable pourrait contenir la clé permettant de débloquer des actifs numériques de 180 millions, de l'argent virtuel possiblement perdu après la mort récente du jeune fondateur de l'une des plus importantes plateformes d'échanges de cryptomonnaie au Canada.

Gerald Cotten, chef de la direction de QuadrigaCX, voyageait en Inde le 9 décembre lorsqu'il est décédé subitement. Sa veuve, Jennifer Robertson, a déclaré que le résident de la Nouvelle-Écosse âgé de 30 ans était la seule personne à avoir accès à l'ordinateur portable et aux clés numériques des portefeuilles censés contenir les bitcoins et autres cryptomonnaies manquants.

Environ 180 millions en cryptomonnaie et 70 millions en espèces sont dus aux quelque 115 000 utilisateurs de la plateforme.

Manie Eagar, PDG de DigitalFutures, compagnie basée à Vancouver, croit que l'ordinateur de Gerald Cotten est probablement protégé par une forme ou une autre de sécurité, mais que cet obstacle pourrait être surmonté avec les bons outils.

« Une fois entré dans l'ordinateur, on a une chance, dit-il. On dirait qu'il a tout fait sur son ordinateur portable. »

Le professeur de finance à l'Université de Calgary Alfred Lehar explique quant à lui que la grande question est de savoir si l'ordinateur portable contient la clé du portefeuille. « L'argent est là et tout le monde peut le voir, mais personne ne peut y accéder sans la clé », explique le spécialiste de la gestion des risques et des institutions financières.

Sans la clé, la cryptomonnaie sera définitivement verrouillée. « Il n'y a aucun moyen de pirater ce [portefeuille] en utilisant les méthodes de calcul que nous avons aujourd'hui, poursuit le professeur Lehar. C'est impossible. »

La clé est généralement une longue séquence de chiffres et de lettres générée de façon aléatoire. Utiliser un ordinateur puissant pour deviner cette combinaison serait futile. « Le nombre de possibilités, c'est comme compter les atomes de l'univers », dit M. Lehar.

Mardi, la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a accordé à QuadrigaCX une protection contre ses créanciers et une suspension des procédures pour 30 jours.

MM. Lehar et Eagar affirment tous deux que la débâcle de QuadrigaCX est embarrassante pour les échanges de cryptomonnaies au Canada.

De plus, les allégations découlant de cette affaire – qui fait l'objet d'une enquête de la GRC – attireront certainement l'attention des organismes de réglementation financière provinciaux et fédéraux du Canada, affirme M. Eagar, qui est également président d'iBank Digital Asset, une nouvelle plateforme d'échanges de cryptomonnaie basée à Vancouver.

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