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Trop de neige mêlée au recyclage à Sept-Îles et à Port-Cartier

Sur le convoyeur on retrouve notamment une boîte de conserve vide et un pot de margarine.

Les matières sur le convoyeur sont mêlées de neige et souvent humides.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

La neige tombée dans l'Est-du-Québec au courant des dernières semaines complique le travail des employés du centre de réinsertion Le phare, qui est responsable du triage du recyclage pour Port-Cartier et Sept-Îles.

La neige s'accumule dans les bennes de recyclage des commerces et des immeubles de logements dont les couvercles sont repoussés par le vent ou laissés ouverts.

Les employés du centre Le phare qui effectuent le triage du recyclage doivent alors fouiller dans la neige pour en extraire une matière souvent dégradée par l'humidité.

Pour les employés qui effectuent le tri, cela a aussi d'autres conséquences.

Ça vient gercé, ça fend, ça craque à cause qu'on a les mains gelées, souvent des engelures, ça fait beaucoup de cas de grippe, illustre Éric St-Louis-Juteau, employé au triage au centre Le Phare.

Il exhibe l'intérieur de sa main en expliquant les impacts de toute la neige mêlée au recyclage que lui et ses collègues doivent trier. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un travailleur montre ses mains blessées.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Des fois, on a la moitié d'un transport qui est complètement de la neige », raconte le directeur de la ressource de réinsertion Le phare, Éric Aubin. « Il y a un facteur économique relié à ça aussi parce que les villes payent en fait pour faire recycler de la neige.

Le directeur général de la ressource de réinsertion sociale Le phare, Éric Aubin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur général de Ressource de réinsertion sociale Le Phare, Éric Aubin

Photo : Radio-Canada

C'est le côté humain qui est le plus dérangeant, parce que c'est vraiment désagréable, travailler là-dedans, poursuit Éric Aubin.

Le centre peine à traiter la même quantité de matière qu'à l'habitude.

La matière rejetée après le triage doit être transportée et enfouie aux frais du centre s'il y a lieu et la neige fait gonfler la facture.

De plus, Recyc-Québec évalue l'organisme en fonction du pourcentage de matière traitée et de celle qui est rejetée. La matière rejetée ne doit pas excéder 5 % de celle traitée, ce qui est pratiquement impossible dans les conditions actuelles.

On n’a jamais été coupé de rien, on n’a jamais eu d'amende par rapport à ça, mais ça pourrait en venir là, se désole Éric Aubin.

L'organisme à but non lucratif a fait parvenir plusieurs lettres aux villes de Sept-Îles et de Port-Cartier pour les informer de la situation. La Ville de Sept-Îles cherche une solution. Celle de Port-Cartier rencontre, quant à elle, les administrateurs du centre Le phare la semaine prochaine pour discuter du problème.

D’après le reportage de Nicolas Lachapelle

Côte-Nord

Recyclage