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Les incertitudes persistent au port de Matane

Des ballots de pâte chargés sur un bateau au port de Matane.

Des ballots de pâte chargés sur un bateau au port de Matane.

Photo : Radio-Canada / Michel-Félix Tremblay

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De récents rapports sur l'état du port de Matane démontreraient que sa capacité portante a encore diminué ce qui nécessitera des travaux avant la cession du port au gouvernement du Québec, prévue à la fin mars 2020.

Selon les élus, Transports Canada devra sans doute investir afin de permettre la poursuite des activités industrielles au port de Matane.

Une rencontre entre les usagers du port de Matane devrait avoir lieu à la fin du mois dans le but d’éviter que le gouvernement fédéral ne ferme d’autres sections du quai, explique le maire de Matane, Jérôme Landry.

Surtout d’éviter d’installer une clôture parce que le quai serait dangereux pour la sécurité des usagers, et ça, on le sait, ils l’ont fait ailleurs, à Rimouski entre autres , poursuit le maire.

Jérôme Landry souhaite aussi qu’une solution soit trouvée pour que les activités puissent continuer durant la réfection du port.

La cession va se faire le 30 mars 2020, mais ça ne veut pas dire que le quai soit flambant neuf, mais pas du tout, fait valoir le maire.

Les travaux, ajoute-t-il, pourraient s’échelonner sur deux, trois voire quatre ans.

Le maire de Matane croit que techniquement, le gouvernement pourrait aménager une zone de transbordement temporaire jusqu’à ce que les usagers puissent disposer d’un nouveau port de mer.

On va en parler avec nos usagers pour voir ce qu’il est possible de faire sans nuire aux opérations , précise M. Landry.

Le président et co-porte-parole de la Coalition urgence port de Matane, Jean Langelier, abonde dans le même sens.

Il estime qu’une solution temporaire devrait être aménagée durant les travaux.

Il fait le parallèle avec le pont Champlain où la circulation n’a pas été arrêtée pendant la construction du nouveau pont.

Le port de Matane en hiver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le port de Matane en hiver.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Il faut, soutient M. Langelier, qu’on puisse garantir aux entreprises existantes ou aux investisseurs potentiels que nous avons un quai utilisable.

Convaincre Transports Canada

Le gouvernement fédéral pourrait toutefois se faire tirer l’oreille, d’après le maire de Matane.

On sait que le gouvernement fédéral est loin d’être chaud à l’idée d’investir dans le port de Matane comme dans les ports de mer qui seront cédés , raconte M. Landry.

Les élus de la Ville ont d’ailleurs rencontré à ce propos le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, pour lui faire part de la situation.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, se dit aussi inquiet.

Il a des craintes pour les emplois de la région dépendants du transbordement de marchandises si Transports Canada se contente d’assurer la sécurité des lieux sans investir pour y maintenir le transbordement.

Surtout, ajoute-t-il, qu’il y a eu des déficits chroniques d’investissements au port de Matane de la part d’Ottawa.

J’ai peine à croire que le gouvernement fédéral, qui est toujours propriétaire de l’infrastructure, ne va pas s’assurer qu’on puisse poursuivre les activités industrielles. Il y a 750 emplois qui sont reliés à l’utilisation de ce port  , commente le député.

Barge, Port de MataneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Port de Matane

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Pascal Bérubé a aussi fait part de ces informations au ministère des Transports du Québec, qui prépare présentement les plans et devis pour la remise en état du Québec après la cession.

D'autres démarches

La rencontre avec les utilisateurs, où sera présenté le dernier rapport sur l’état du port, sera suivie de démarchages auprès des instances gouvernementales impliquées dans la réparation de l’infrastructure.

Le dossier doit être traité en urgence, selon M. Langelier.

Jean Langelier demeure quant à lui optimiste et veut compter sur la bonne volonté de Transports Canada afin d’obtenir une garantie sur l’utilisation du port pour les prochaines années.

Son groupe a interpellé le député fédéral d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, pour qu’il intervienne auprès du ministère.

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