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La Saskatchewan refuse encore une fois l’aide d’Ottawa pour remplacer les trajets de Greyhound

Un bus Greyhound quitte la gare routière de Regina.
Le dernier autocar Greyhound a quitté Regina à 10 h 37 le 30 octobre 2018. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Saskatchewan a refusé une deuxième fois une offre de financement du ministère fédéral des Transports, qui aurait permis de partager les coûts associés au remplacement des trajets de la compagnie d'autocars Greyhound, qui n'offre plus ses services dans l'Ouest canadien depuis la fin du mois d'octobre 2018.

Un texte d'Emmanuelle Poisson

« Maintenant plus que jamais, nous devons résoudre ce problème ensemble. La restauration de ce service est plus importante que la politique partisane. »

Ce sont les mots qu'a employés le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, dans une lettre en date du 28 janvier 2019, destinée à la ministre de la Voirie et de l'Infrastructure de la Saskatchewan, Lori Carr.

Dans la lettre, dont Radio-Canada a obtenu une copie, le ministre Garneau réitère l’offre du fédéral de partager avec la province les coûts associés au remplacement des trajets de Greyhound en Saskatchewan.

Il avait fait cette offre une première fois le 31 octobre 2018, le lendemain du dernier départ de Greyhound en partance de Regina.

Rectificatif : 

Une version précédente de ce texte indiquait à tort que le dernier départ de Greyhound de Regina était le 31 octobre 2018. Il a plutôt eu lieu le 30 octobre 2018.

Le fédéral aurait mis sur la table 10 millions de dollars pour les quatre provinces touchées par l’annulation des services de Greyhound.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, estime que le manque de services de transports, depuis le départ de Greyhound en Saskatchewan, est un enjeu « urgent », selon la lettre qu'il a envoyé à la ministre Lori Carr. Photo : Radio-Canada

Ce montant aiderait ces derniers à combler le manque de services de transports depuis le départ de la compagnie, selon la lettre.

« Nous avons toujours espéré que les lacunes dans les services seraient comblées par d'autres acteurs du secteur privé », a écrit Marc Garneau.

« Comme vos représentants vous l'ont probablement dit, et comme cela a été discuté lors de la réunion du Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière du 21 janvier 2019, il reste un écart [de service] de 79 % dans votre province, poursuit-il. Cela me préoccupe beaucoup. »

La compagnie d'autocar Greyhound a annoncé en juillet 2018 qu’elle cesserait de desservir l’Ouest canadien.

En 2017, environ un an avant l’annulation des services de Greyhound dans l’Ouest, la province a aboli le service d’autocars de la Saskatchewan et a fermé la Compagnie de transport de la Saskatchewan (STC), qu’elle jugeait trop difficile à soutenir financièrement, en raison de la baisse du nombre de passagers.

Joe Hargrave.Le ministre Joe Hargrave demande à avoir plus de détails concernant la subvention et l'offre de partage des coûts du fédéral avant d'entamer des conversations avec Ottawa. Photo : Radio-Canada

Le ministre responsable de la Société d’assurances du gouvernement de la Saskatchewan, Joe Hargrave, dit avoir parlé à Marc Garneau à ce sujet cette semaine.

Il estime que le fédéral n'a pas donné assez de détails au sujet de la subvention et que le montant total de 10 millions de dollars pour les toutes provinces de l'Ouest n'est pas suffisant.

Ryan MeiliLe chef du parti de l'opposition, Ryan Meili, a dit qu'il trouve « bizarre » la décision du gouvernement de refuser l'offre d'Ottawa. Photo : Radio-Canada

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan dénonce le refus du gouvernement de Scott Moe d'accepter l’offre d’Ottawa.

« La décision du Parti saskatchewanais de vendre la STC a fait du mal à beaucoup de gens », soutient le chef du NPD, Ryan Meili.

« Les personnes handicapées et celles qui devaient se rendre à des rendez-vous chez le médecin faisaient partie des nombreuses victimes de cette coupe dévastatrice. Refuser catégoriquement les options de financement équivaut pour le Parti saskatchewanais à avouer qu’il ne veut pas se battre pour ces gens », souligne-t-il.

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