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Archives

Le métier de taxidermiste dans les années 70

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Buste d'un renard empaillé.

Renard naturalisé par le taxidermiste André Thibault dans les années 70.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Connaissez-vous la taxidermie? À travers nos archives, découvrez cet art méconnu et complexe qui permet de conserver des animaux morts en leur donnant une apparence la vie.

« Empailler, ça veut dire quoi? », demande la journaliste Suzanne Valéry dans ce reportage à l’émission Réseau Soleil du 6 juillet 1973.

En plein cœur du Lac-Saint-Jean, la journaliste va à la rencontre d’Albert Thibault, d’Hébertville-Station, qui passe tous ses moments libres dans son atelier de taxidermie.

Tout en s’affairant autour du mannequin d’une loutre, il lui décrit les étapes de la naturalisation d’une bête.

Albert Thibault accorde un grand souci à la reconstitution de la position naturelle de l’animal.

« Jamais je ne monte sans l’avoir vu à l’état naturel », souligne-t-il sur l’observation de la faune qu’il considère comme faisant entièrement partie de son art.

Son épouse participe à son entreprise en peignant les ornements des pièces naturalisées.

Dans leur atelier, les Thibault exposent une large collection d’oiseaux et même un poney. Tels des trophées de pêche, les poissons disposés sur des plaques de bois couvrent tout un mur.

L’été venu, bon nombre de visiteurs viennent faire un tour dans leur salle d’exposition.

Albert Thibault accueille aussi les écoliers, très curieux, auxquels il se plaît à montrer les rudiments de la taxidermie.

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Femme d'aujourd'hui, 23 décembre 1976

Le taxidermiste Gérard Tessier parle avec une grande verve de son métier à l’émission Femme d’aujourd’hui du 23 décembre 1973.

Pourquoi s’être tourné vers la taxidermie? « J'aime les animaux, j'aime la nature et je trouvais ça dommage de les laisser se gaspiller », explique-t-il à la journaliste Françoise Girard. « Je voulais essayer de recréer, de conserver. »

Le taxidermiste sait d’ailleurs comment apprêter la viande de l’ours.

L'ours peut être comestible et, même, extrêmement bon sous forme de rôti, mais il faut enlever le plus de graisse possible, parce que c'est cette graisse qui lui donne un méchant goût.

Le taxidermiste Gérard Tessier

Gérard Tessier pratique son métier dans le respect de l’animal et déboulonne d’ailleurs certains préjugés au passage.

Les chasseurs de l’Outaouais passent directement à l’atelier du taxidermiste avec leurs carcasses d’animaux. Si certains souhaitent en faire des trophées, le taxidermiste juge que la majorité cherche plutôt à préserver un contact avec la faune.

De plus en plus, je crois que le Québécois moyen aime la nature, veut communiquer avec la nature.

Le taxidermiste Gérard Tessier

Au moment de la reconstitution sur un mannequin, Gérard Tessier ne donne d’ailleurs pas un air sauvage ou « un peu dur » à l’animal. Il cherche plutôt à reproduire ses caractéristiques typiques.

De la même façon, il décourage la naturalisation d’un animal de compagnie.

À travers son travail, le taxidermiste ne peut reconstituer la part sentimentale recherchée par le maître de l’animal, explique-t-il.

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Reportage du 30 décembre 1973

Dans ce reportage du 30 décembre 1973, le témoignage du taxidermiste Jean-Louis Robert va dans le même sens.

Il ne croit pas que les gens tuent des bêtes pour les faire naturaliser.

Fort de son expérience de dix ans, il juge plutôt que sa profession « facilite le domaine de la conservation plus que le travail du braconnier ».

Pour éviter le braconnage et l'amateurisme, le taxidermiste aimerait cependant voir la réglementation se resserrer pour toutes les pratiques qui entourent la chasse et la pêche.

Depuis 1984, l'art de la taxidermie exige un permis et est encadré par la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

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