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Quelle est la place du Mois de l’histoire des Noirs à l’école?

Deux jeunes garçons consultent une tablette dans une salle de cours.

Le Mois de l'histoire des Noirs devrait être toujours enseigné et célébré dans les écoles de la province, et ce dès l'école élémentaire, selon Karina Reid.

Photo : Getty Images / PeopleImages

Saïda Ouchaou

Une mère de famille de Richmond, au sud de Vancouver, milite pour que le Mois de l'histoire des Noirs soit ajouté au programme scolaire en Colombie-Britannique.

En Colombie-Britannique, le ministère de l'Éducation encourage les commissions scolaires, mais sans les y obliger, à initier les élèves au Mois de l'histoire des Noirs ou à le souligner dans les écoles en février.

Cette situation fait réagir Karina Reid, une mère de famille de Richmond. Cette dernière souhaitait connaître les initiatives proposées dans l’école élémentaire de son fils, âgé de 6 ans, mais elle a constaté que ni cette école ni les commissions scolaires de Richmond, de Vancouver et de Burnaby ne soulignaient le Mois de l’histoire des Noirs, en date du 1er février.

La femme qui est engagée dans le milieu scolaire affirme que, même si elle n’est pas afro-canadienne, l’enseignement des contributions de personnalités noires à la construction de la province et du Canada est essentiel pour reconnaître la contribution d’un groupe de la population, encore aujourd’hui victime de discrimination.

On doit commencer par enseigner ce mois dans nos écoles, même si les personnes noires sont moins nombreuses ici comparativement à l’Ontario. Beaucoup d’enfants n’auront aucune information dans leur famille à ce sujet.

Karina Reid

Karina Reid a d'ailleurs écrit au ministère de l’Éducation, à la Fédération des enseignants de la province et à plusieurs commissions scolaires pour les inciter à intégrer le Mois de l’histoire des Noirs à l’école.

De son côté, la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique, le syndicat des enseignants, rappelle que le programme scolaire n’est pas de son ressort, mais que c’est une prérogative du ministère de l’Éducation. Son président, Glen Hansman, ajoute que ce sont les enseignants par contre qui choisissent les ressources pédagogiques pour refléter ce que requiert le programme scolaire. Il précise que des ressources sont également offertes sur le site du syndicat et peuvent être consultées autant par les enseignants que par les parents.

Des initiatives par école

Chaque école peut décider de proposer à ses élèves des activités pour célébrer le Mois de l’histoire des Noirs. C’est le cas de plusieurs écoles du Conseil scolaire francophone.

Pulchérie N. Mboussi a trois filles et est installée à Victoria depuis huit ans. Originaire du Cameroun, elle organise des activités pour faire connaître et rayonner les cultures africaines dans la région. Depuis trois ans, elle présente ainsi des activités à l’École Victor-Brodeur durant le Mois de l’histoire des Noirs.

Je trouve que l’histoire des Noirs canadiens devrait être enseignée, et peut-être un peu plus rayonner dans le système éducatif. Mais comment l’enseigner? Je ne sais pas, mais on devrait l’élargir aussi à ceux qui sont encore vivants.

Auteur

Mme Mboussi suggère également que le centre d’attention ne soit pas toujours sur les mêmes personnages historiques noirs tous les mois de février. Elle mentionne par exemple James Douglas, gouverneur de la colonie de la Colombie-Britannique de 1851 à 1864, dont la mère était créole. « Il faut qu’ils changent un peu, il y en a d’autres », conclut-elle en souriant.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation