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Les étudiants de l’UdeM préparent une riposte à la hausse des droits de scolarité

L'enseigne de l'université, sur le campus.

L'entrée du campus de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Université de Moncton

Radio-Canada

La rumeur d'une hausse des droits de scolarité plane au Nouveau-Brunswick et les étudiants n'ont pas l'intention de rester muets. La Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) prépare des manifestations au retour de la semaine de relâche.

Une soixantaine d’étudiants ont participé à l’assemblée générale au bar étudiant de l’Université de Moncton mercredi après-midi. La hausse des droits de scolarité n’a pas encore été annoncée, mais le Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton a émis des soupçons d’une hausse de l’ordre de 5 %.

Les étudiants et l’association sont inquiets, on va riposter après la semaine de relâche, a prévenu le président de laFÉÉCUM, Alexandre Cédric Doucet. Une manifestation devrait avoir lieu dans le secteur du pavillon Taillon au retour de la relâche en mars.

On est en train de préparer une riposte assez sévère.

Alexandre Cédric Doucet

La FÉÉCUM demande un gel des frais de scolarité pour l’année scolaire 2019-2020. Une hausse de 5 % n’est pas coulée dans le béton, précise le président de laFÉÉCUM.

Ça peut représenter de 400 $ à 600 $, dépendamment des étudiants néo-brunswickois, canadiens et internationaux, explique M. Doucet. L’association étudiante s’inquiète des répercussions d’une hausse pour les étudiants internationaux et les stagiaires non-rémunérés.

L’année prochaine, j’ai un stage qui dure 10 mois, relate Maryam Naslafkih, une étudiante en nutrition. C’est trois semestres pour lesquels on doit payer des droits de scolarité à temps plein qui vont contribuer à mon endettement étant donné que je n’ai pas de revenu.

Les étudiants internationaux assument déjà des frais beaucoup plus élevés que les Néo-Brunswickois.

Avec le prix élevé des frais [de scolarité], comment tu vas survivre?

Noélla Nzimbu, étudiante internationale

L’étudiante congolaise Noélla Nzimbu craint même qu’une hausse des droits de scolarité décourage les jeunes désireux de poursuivre leurs études au Nouveau-Brunswick.

Le budget 2019-2020 sera présenté à la rencontre du Conseil des gouverneurs en avril 2019, indique l'Université de Moncton par voie de communiqué. L'établissement refuse d'accorder une d'entrevue.

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Avec les informations de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Éducation