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Sherbrooke en compétition contre Winnipeg pour la tenue des Jeux de la Francophonie

Les Jeux de la Francophonie

Les Jeux de la Francophonie

Photo : AFP / Issouf Sanogo

Radio-Canada

Sherbrooke et Winnipeg pourraient jouer du coude pour la tenue des Jeux de la Francophonie de 2021. La capitale du Manitoba explore également la possibilité de remplacer le Nouveau-Brunswick, qui s'est désisté en janvier dernier.

La Ville de Sherbrooke juge toutefois qu'elle a une « longueur d'avance » sur sa possible rivale. « On avait un cahier de charge complet et bien étoffé. On a la capacité nous aussi de recevoir 3000 athlètes avec nos deux universités pour accueillir tout ce monde », a rappelé maire le Sherbrooke Steve Lussier tout en avouant qu'il n'était pas au courant que Winnipeg songeait elle aussi à présenter sa candidature.

Une résolution a été votée mardi soir afin de déterminer si Winnipeg a les capacités logistiques et financières pour accueillir les Jeux.

Sherbrooke avait refusé dans un premier temps de réévaluer la possibilité d’accueillir les Jeux de la Francophonie, mais les conseillers municipaux ont finalement accepté d’étudier le dossier plus en profondeur. Sherbrooke était arrivée deuxième en 2016 dans le concours visant l’obtention des Jeux.

Si Sherbrooke doit rendre sa décision le 11 février prochain, Winnipeg ne se fixe pas d'ultimatum afin d'évaluer toutes les possibilités.

Des infrastructures à la fine pointe

À l'instar de Sherbrooke, qui a accueilli les Jeux du Canada en 2013, Winnipeg possède l'expérience de l'organisation de Jeux de haut calibre et des infrastructures adéquates pour la tenue de l'événement. Le centre sportif, la piscine et la piste cycliste ont notamment été modernisés pour la tenue des Jeux du Canada en 2017 et peuvent déjà accueillir des compétitions de calibre international.

De plus, Winnipeg a connu un bon succès avec les Jeux du Canada. Le nombre de spectateurs avait dépassé les attentes des responsables de l’organisation, certains matchs ayant été à guichet fermé. La coprésidente des Jeux, Mariette Mulaire, avait d’ailleurs qualifié l’événement sportif de « réussite sur toute la ligne ».

Sur Twitter, le conseiller municipal Brian Mayes a également mentionné qu’il s’agit d’un « projet de longue haleine, mais qu’après le succès des Jeux du Canada en 2017, le jeu en vaut la chandelle [traduction littérale] ».

Une question de financement

Le montage financier sera l'élément déterminant dans la balance. Tout comme Sherbrooke qui évalue les possibilités de financement externe, Winnipeg a précisé dans sa résolution que l'appui financier du gouvernement provincial et fédéral sera essentiel pour l'organisation de ces Jeux.

C'est d'ailleurs la question financière qui a sonné le glas des Jeux en terres acadiennes, le Nouveau-Brunswick ayant décidé de ne pas aller de l’avant devant l’explosion des coûts. D’un budget de 15 M$, celui-ci avait été grimpé à 130 M$ avant d’être révisé à la baisse à 62 M$. Pour justifier ces écarts, le comité organisateur a admis qu'il n’avait pas terminé le montage financier lors du dépôt de sa candidature. Nouvellement arrivé au pouvoir, le premier ministre Blaine Higgs a refusé d’allonger davantage que ce qui était prévu au départ, et a préféré tirer un trait sur le projet.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

Estrie

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