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Québec veut le portrait de la prostitution juvénile

Un homme paye une travailleuse du sexe

Un client paye une travailleuse du sexe

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'adjoint parlementaire de la ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, demande la création d'une commission parlementaire spéciale sur la prostitution juvénile afin d'obtenir un portrait d'ensemble de la situation et d'être en mesure de lutter efficacement contre ce fléau.

Accompagné de la whip adjointe du gouvernement de la Coalition avenir Québec Lise Lavallée, M. Lafrenière a appelé ses collègues parlementaires, mercredi matin à Québec, à se joindre à lui pour tenir cette commission de façon non partisane.

« Il est inconcevable qu’on ne dispose pas encore d’un portrait d’une problématique d’une telle importance », a-t-il déclaré en conférence de presse, en précisant que la commission concentrerait ses efforts uniquement sur la prostitution juvénile.

Pour les victimes, on ne vous laisse pas tomber.

Une citation de : L'adjoint parlementaire de la ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière

L’ancien policier devenu député de Vachon souligne qu’on aimerait penser que ces crimes ne se produisent pas au Québec, mais il en est tout autrement. « On n'a qu’à penser aux événements entourant la formule 1, l’opération Scorpion ici à Québec ou encore la vague de disparitions qu’on a connue à Laval », a énuméré M. Lafrenière.

« Les familles des jeunes touchés par cette problématique vivent souvent un calvaire et nous devons tout faire en notre pouvoir pour les épauler et éviter que ces jeunes soient laissés à eux-mêmes », a-t-il plaidé.

Pour les familles, on ne vous oublie pas.

Une citation de : L'adjoint parlementaire de la ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière

Près de la moitié des personnes victimes de prostitution sont des mineurs, selon des statistiques citées par M. Lafrenière. « Les corps policiers ont remarqué une hausse de ces cas au cours des dernières années », a-t-il précisé.

« La répression n’est pas le seul axe [d’intervention]. Il faut faire de la prévention », a-t-il ajouté, en expliquant que les milieux de l’Éducation, de la Justice, de la Santé et des Services sociaux seraient impliqués dans le processus.

Pour les proxénètes, on ne vous laissera pas tranquille.

Une citation de : L'adjoint parlementaire de la ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière

« C’est une problématique qui est beaucoup plus large que la Sécurité publique », a poursuivi M. Lafrenière, en indiquant qu’il souhaitait que la commission dispose d’un vaste mandat.

M. Lafrenière a souligné les initiatives des corps policiers montréalais, québécois, lavalois et longueuillois en cette matière, tout en plaidant pour une stratégie nationale. Le député de Vachon souhaite obtenir la collaboration de tous les partis de l’Assemblée nationale pour parvenir à cette fin.

L’ancien policier explique que « les proxénètes se raffinent » et recourent désormais aux réseaux sociaux pour attirer des jeunes filles dans leurs filets. « Ils utilisent même des femmes pour les approcher puisqu’elles éveillent moins la suspicion, poursuit-il. Il faut s’ajuster. Il faut agir. »

M. Lafrenière convient qu’il faut continuer de lutter contre les proxénètes, mais il ajoute qu’il faut faire de la prévention et aider les victimes à se sortir de ce milieu. « Elles sont conditionnées (brainwashées) et il est difficile pour ces jeunes filles-là de se réinsérer par la suite et de mener une vie normale dans la société. »

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