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Ambulance NB : un député conservateur reconnaît de « fausses conceptions »

Une ambulance, en hiver, est arrêtée près d'une voiture. Les paramédicaux parlent au conducteur.

Aucune ambulance au Nouveau-Brunswick n'est immobilisée à cause des exigences linguistiques du service, assure Ambulance NB.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

Le député progressiste-conservateur Stewart Fairgrieve, au Nouveau-Brunswick, se distancie publiquement de la position défendue depuis des mois par son chef, Blaine Higgs.

Il a tenu à clarifier cela devant le comité parlementaire qui recevait, mardi, les dirigeants d'Ambulance NB.

Depuis des mois, l'actuel premier ministre Blaine Higgs et le chef de l'Alliance des gens, Kris Austin, répètent que des ambulances sont retirées de la route à cause des exigences linguistiques. Mais entre-temps, Ambulance NB répète que ce n'est pas le cas.

Stewart Fairgrieve, un député anglophone unilingue, ne partage pas l’opinion de Blaine Higgs et de Kris Austin.

Il y a beaucoup de fausses conceptions dans le public, dit-il, et c'est pourquoi il a posé des questions à ce sujet aux dirigeants d'Ambulance NB. Le député est convaincu que les exigences linguistiques n'ont pas entraîné la mise à l'écart d'ambulances.

Personne ne me dicte les questions que je pose, souligne-t-il.

Richard Losier, directeur général d'Ambulance NB, et ses collègues ont passé presque toute la journée à répondre aux questions de députés.

Il n’y a aucune ambulance qui n’est pas sur la route à cause de la langue. Il y a des congés de maladie, il y a des blessures. Des fois, on enlève les camions sur le chemin parce qu'il y a eu des cas graves, et on retire le personnel pour qu'il se remette de la situation, explique Richard Losier.

C'est ce qu'Ambulance NB nous dit depuis le début. Je pense qu'on a, comme Ambulance NB l'a mentionné, un manque de personnel, estime Gilles Lepage, député libéral de Restigouche-Ouest.

Stewart Fairgrieve parle à des journalistes

Stewart Fairgrieve, député progressiste-conservateur de Carleton, a été élu pour la première fois en 2015 à l'issue d'une élection complémentaire.

Photo : Radio-Canada

On [connaît] la vérité maintenant. Alors, il y a des politiciens qui ont des autres choses. C'est la vérité. J'espère qu'on ne va pas répéter les mensonges à [l'avenir], affirme Megan Mitton, députée verte de Memramcook-Tantramar.

Mais le chef de l'Alliance des gens, Kris Austin, persiste et signe. « Directement, il peut avoir raison, mais indirectement, je crois qu'il y a plus que ce qu'il dit », a-t-il lancé.

Les divergences de point de vue au sein du caucus conservateur émergent un peu tard dans ce débat, alors qu'une solution a récemment été trouvée pour offrir des emplois aux ambulanciers unilingues tout en protégeant les droits linguistiques.

D’après un reportage de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale