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Kim Jong-un et Donald Trump se rencontreront au Vietnam à la fin février

Donald Trump et Kim Jong-un lors de leur rencontre à Singapour en juin

Donald Trump et Kim Jong-un lors de leur rencontre à Singapour, en juin 2018

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Agence France-Presse

Au moment où un émissaire américain est envoyé à Pyongyang en vue du prochain sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, le président américain a annoncé mardi qu'il rencontrerait le dirigeant nord-coréen les 27 et 28 février au Vietnam pour poursuivre les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

« Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne », a-t-il déclaré devant le Congrès, en officialisant la date et le lieu de ce second tête-à-tête après le sommet historique entre les deux hommes le 12 juin 2018 à Singapour.

Cette annonce survient alors que le représentant américain Stephen Biegun, qui est arrivé à Séoul dimanche, s'apprête à rencontrer son homologue nord-coréen Kim Hyok-chol pour les préparations en amont de ce nouveau sommet.

Évoquée par la Maison-Blanche à la mi-janvier, cette rencontre a pour objectif de permettre à Washington d'engager une « dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée » de la péninsule, aboutir à une « transformation des relations » bilatérales et à la « construction d'une paix durable ».

Les sanctions de l'ONU jugées « inefficaces »

Mardi, un rapport d'experts de l'ONU a indiqué que les sanctions à l'encontre de Pyongyang n'ont pas encore porté leurs fruits. Le programme de missiles nucléaires et balistiques de la Corée du Nord « reste intact », soulignent dans ce document remis récemment au Conseil de sécurité ces experts chargés de contrôler l'application des sanctions imposées ces dernières années à Pyongyang pour l'ONU.

Les Nord-Coréens continuent à avoir recours en mer à des transbordements de cargaisons pour s'approvisionner en pétrole, exporter leur charbon et violer l'embargo sur les armes qui leur est imposé, ajoute le rapport auquel a eu accès l'AFP mardi.

Un missile est lancé depuis une plage.

L'armée de la Corée du Sud a lancé une salve de missiles balistiques, lundi matin, simulant une attaque contre le site d'essais nucléaires nord-coréen.

Photo : Associated Press / Ministère sud-coréen de la Défense

« Les experts ont découvert que la Corée du Nord utilisait des installations civiles, notamment des aéroports, pour assembler et tester des missiles balistiques » afin d'éviter qu'ils ne soient la cible de raids, ajoute le document.

Les experts jugent par ailleurs « inefficaces » les sanctions économiques décidées à l'unanimité par l'ONU en 2017, Pyongyang les contournant pour dépasser ses quotas d'importation de pétrole. Ce dépassement avait été dénoncé en 2018 par les États-Unis.

La Corée du Nord continue aussi de violer l'embargo sur les armes et a tenté de fournir de l'armement léger à la Syrie, aux rebelles Houthis au Yémen, à la Libye et au Soudan, indique encore le rapport.

« Les sanctions financières restent parmi les mesures les plus mal appliquées », ajoute le texte, évoquant un transfert de comptes en banque d'Europe vers l'Asie.

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