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Année record pour les aliments invendus récupérés, annonce Moisson Montréal

Un homme emballe des boîtes de nourriture placées sur une palette, dans un entrepôt.
Moisson Montréal affirme que son programme de récupération d'aliments invendus a atteint un sommet, l'an dernier. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
La Presse canadienne

Plus de 1,2 million de kilos d'invendus d'épiceries ont évité les sites d'enfouissement, l'an dernier à Montréal : dans le cadre du « programme de récupération en supermarchés », ils ont plutôt servi à nourrir des gens dans le besoin. Une année record en matière d'aliments récupérés, estime François Jolicoeur, de Moisson Montréal.

Moisson Montréal redistribue toutes les denrées obtenues à une longue liste d'organismes communautaires qui s'occupent de nourrir les Montréalais.

En 2017-2018, Moisson Montréal a redistribué près de 16 millions de kilos de nourriture et d'autres produits essentiels. Environ 136 500 personnes en ont bénéficié en 2017.

M. Jolicoeur, directeur du développement des affaires de l'organisme de bienfaisance, se réjouit du fait que la récolte de nourriture en supermarché a permis à ce dernier de mettre la main sur 500 000 kilos de viande au cours de l'année 2017-2018, des denrées qui se retrouvent plus rarement dans ses entrepôts.

On compte une centaine d'épiceries participant au programme; celles-ci appartiennent aux trois grandes enseignes, soit Metro, Loblaws et Sobeys.

Le programme de récupération en épicerie, mis sur pied dans le cadre d'un projet pilote, existe depuis l'année 2013-2014. Il a depuis connu une croissance continue, en plus d'être maintenant offert dans d'autres villes, souligne M. Jolicoeur.

« Cela permet deux choses », dit-il. Tout d'abord, la récupération s'effectue au bénéfice des quelque 250 organismes communautaires que Moisson Montréal dessert dans la ville, mais, aussi, « ça nous aide à lutter contre le gaspillage alimentaire ».

Rigueur

Les camions de Moisson Montréal sillonnent les rues de Montréal et se rendent dans les supermarchés participants. Ceux-ci ont déjà mis la nourriture – approchant de la date de péremption, mais toujours comestible – de côté ou encore au congélateur pour la viande. Les aliments sont ramassés une ou deux fois par semaine.

« On a des protocoles pour s'assurer que la nourriture périssable soit conservée dans de bonnes conditions et soit encore propre à la consommation », mentionne M. Jolicoeur.

La chaîne de froid est maintenue.

François Jolicoeur, directeur du développement des affaires, Moisson Montréal

Le mot-clé est « rigueur », laisse-t-il tomber. Il cite par exemple le taux de rejet moyen de la viande récupérée : il n'est que de 7 %, indique-t-il, ce qui signifie que la très grande majorité des barquettes de poulet, de porc ou de boeuf sont distribuées aux organismes communautaires.

Recyc-Québec a offert un soutien financier au programme, ce qui a permis l'achat d'équipements et de fournitures, notamment pour son déploiement à plus grande échelle en 2015 et 2016.

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