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Une délégation de l'Abitibi-Témiscamingue à Ottawa pour sensibiliser le fédéral aux enjeux régionaux

Diane Dallaire, Marc Garneau, Claire Bolduc et Sébastien D'Astous sont assis à une table de conférence devant des affiches représentant l'Abitibi-Témiscamingue.

Les élus d'Abitibi-Témiscamingue se sont rendus à Ottawa, où ils ont entre autres rencontré le ministre des Transports, Marc Garneau.

Photo : gracieuseté

Thomas Deshaies

Une quarantaine d'élus et représentants de divers organismes de l'Abitibi-Témiscamingue se sont rendus à Ottawa mardi pour rencontrer des représentants du gouvernement fédéral. Ils ont abordé de multiples enjeux régionaux, dont l'Internet haute vitesse et l'absence d'abattoir dans la région.

L'objectif de cette initiative, qui est une première pour la région, est de sensibiliser des élus et fonctionnaires à certains enjeux jugés comme prioritaires par les représentants régionaux.

L'absence d'abattoir dans la région a notamment été abordée. Rappelons qu'il n'y a plus d'abattoir en Abitibi-Témiscamingue depuis plusieurs années, ce qui nuirait aux activités d'élevage, selon la préfète de la MRC de Témiscamingue, Claire Bolduc. Un abattoir, c'est un équipement infrastructurel majeur pour le développement de certaines activités d'élevage, puis pour que notre monde puisse servir les viandes qui sont élevées sur nos terres agricoles, dans nos champs, à la manière des agriculteurs de la région, explique-t-elle.

Aujourd'hui, on a eu quelques pistes supplémentaires pour relancer le dossier. Alors, c'est ce qu'on va faire.

Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue

Le fédéral a suggéré aux élus régionaux de faire pression pour que le sujet soit ajouté à l'ordre du jour d'une rencontre qui réunira les ministres de l'Agriculture du pays l'été prochain.

Ce sont des règles de fonctionnement, de mise en marché, qui contreviennent à l'établissement d'abattoir en région, affirme Mme Bolduc. Alors, on a très bien entendu le message et on comprend qu'on doit tout mettre en œuvre pour que le sujet soit inscrit à l'ordre du jour de cette rencontre.

Éducation, Internet haute vitesse…

Le recteur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Denis Martel, faisait partie de la délégation. Il juge que l'expérience devrait être répétée sur une base régulière.

M. Martel a notamment abordé le rôle du fédéral dans le financement de la recherche. J'ai aussi soulevé la préoccupation qu'on pourrait avoir de bien former les Autochtones, en commençant par former des professeurs de niveau primaire et secondaire, qui vont bien former les Autochtones dans les communautés, ajoute-t-il.

Le sujet de l'Internet haute vitesse s'est aussi imposé. On s'attend à ce qu'il y ait des annonces concrètes pour des budgets supplémentaires dédiés à la couverture Internet, a fait savoir Claire Bolduc, à sa sortie d'une rencontre sur le sujet.

Je vois cela d'un très bon œil. On a intérêt à travailler ensemble dans différents dossiers pour que toute la région puisse en bénéficier.

David Kistabish, chef de Pikogan

Le chef de Pikogan, qui faisait également partie de la délégation, n'avait que de bons mots pour la démarche. On ne connaît pas nécessairement les enjeux et problèmes que [les autres membres de la délégation] rencontrent et ils ne connaissent pas nos enjeux puis nos défis qu'on a rencontrés au niveau des relations avec le gouvernement, a expliqué David Kistabish.

Abitibi–Témiscamingue

Politique fédérale