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Arrestation de Jean-Roch Parent : un moment éprouvant pour un policier

Une image de l'arrestation de l'avocat Jean-Roch Parent

Une image de l'arrestation de l'avocat Jean-Roch Parent

Photo : Courtoisie

Yannick Bergeron

L'interception d'un avocat pour une simple infraction au code de la sécurité routière s'est transformée en cauchemar pour un policier de la Sûreté du Québec (SQ).

« Ç’a été une journée éprouvante mentalement », a expliqué au jury l'agent Damien Bélanger, au procès de Jean-Roch Parent.

Ce dernier est accusé d'entrave, d'intimidation et de menaces envers deux agents de la SQ, pour des événements survenus en mai 2017. Le jury a pu voir la vidéo de l'arrestation filmée par un autre automobiliste.

En vidéo : l'arrestation de l'avocat Jean-Roch Parent

Alors que l'agent Bélanger et son collègue Bruno Turgeon surveillaient la voie réservée sur l'autoroute Dufferin-Montmorency, ils ont intercepté l'avocat au volant d'une rutilante voiture sport rouge.

Parent aurait alors refusé de monter sur le trottoir où les policiers dirigeaient les automobilistes en infraction, craignant d'endommager son véhicule.

Selon le récit du policier Bélanger, l'homme de 41 ans s'est rapidement mis à l'enguirlander tout en refusant de s'identifier.

Au moment où les policiers ont voulu l'escorter sur le trottoir, Parent se serait montré menaçant en lançant « Je vais te cogner » à l'endroit de l'agent Bruno Turgeon.

Les deux policiers décident alors de procéder à l'arrestation de l'automobiliste, qui a continué à donner du fil à retordre aux agents.

« Il menace de me poursuivre, dit qu'il va me faire perde ma job et m'amener en déontologie », a relaté l'agent Bélanger, qui compte plus d'une vingtaine d'années de service.

Avant cette interception, il ne connaissait pas l'accusé, qui lui citait de la jurisprudence et des arrêts de la Cour suprême alors qu'il tentait de le menotter et de le fouiller.

En contre-interrogatoire, l'avocat de M. Parent, Me Mathieu Giroux, a suggéré au policier que son client lui avait offert de se stationner plus loin, ce que le policier lui aurait refusé.

Un jury formé de huit femmes et quatre hommes entend ce procès, qui doit durer 2 semaines.

Québec

Procès et poursuites