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Le célèbre disquaire britannique HMV sera repris par l'entreprise canadienne Sunrise

Un homme marche devant une succursale fermée du disquaire HMV.
L'enseigne HMV reprendra du poil de la bête au Royaume-Uni en raison de sa reprise par l'entreprise canadienne Sunrise. Photo: Reuters / Chris Helgren
Agence France-Presse

Le célèbre disquaire britannique HMV a été vendu à la société canadienne Sunrise qui va reprendre une majorité des magasins de l'enseigne en faillite, a annoncé mardi son administrateur judiciaire.

HMV avait été contraint de faire faillite fin décembre, pour la seconde fois en près de six ans, en raison de difficultés financières persistantes dans un contexte de déprime du marché du disque et du DVD face à l'essor de la musique en ligne.

Le cabinet KPMG, qui a été nommé administrateur de la société avec pour objectif de trouver un repreneur, a annoncé dans un communiqué que le disquaire allait être vendu au groupe canadien Sunrise pour un montant non dévoilé.

Sunrise, détenu par l'homme d'affaires Doug Putman, est propriétaire de magasins de disques au Canada.

Au Québec, l'entreprise a déjà repris des succursales de HMV qui avaient fermé leurs portes : les magasins de Hull, Québec, Saint-Bruno, Saguenay, Trois-Rivières et Victoriaville avaient ainsi changé de main. Le magasin de la rue Sainte-Catherine, à Montréal, ne fait pas partie du lot.

Le repreneur va conserver la marque HMV, acquérir 100 magasins au Royaume-Uni et préserver 1487 emplois.

En revanche, 27 points de vente vont être fermés, ce qui va se traduire par 455 licenciements. Parmi les magasins qui vont baisser le rideau figure le plus emblématique, situé sur l'avenue commerçante Oxford Street, dans le centre de Londres.

« Nous sommes heureux d'acquérir la plus célèbre entreprise de musique et de divertissement au Royaume-Uni », déclare dans le communiqué Doug Putman.

Il voit dans ce rachat « l'occasion de proposer aux consommateurs une gamme diversifiée de contenus physiques et de répliquer notre succès au Canada ».

Interrogé sur la BBC mardi, M. Putman a expliqué vouloir mettre l'accent sur la vente de vinyles, qui reviennent dans l'air du temps et sont recherchés par les connaisseurs et les DJ.

« Les gens aiment venir dans un magasin, vivre une expérience et parler avec quelqu'un qui aime la musique, la vidéo et le divertissement. Il y a tant de choses que vous obtenez dans un magasin que vous ne pouvez pas avoir en ligne », a-t-il expliqué à la BBC.

Pour Russ Mould, analyste chez AJ Bell, compte tenu du déclin des ventes de CD et DVD, « HMV ne peut compter que sur la résurgence des ventes de vinyles », qui pourrait selon lui « n'être qu'un engouement passager ».

Ce contexte ne donne pas beaucoup d'espoir de voir la marque être encore là dans 10 ou 20 ans.

Russ Mould, analyste chez AJ Bell

HMV avait fait faillite une première fois en 2013, souffrant déjà de l'essor des ventes en ligne, avant d'être racheté dans la foulée pour 50 millions de livres par le fonds d'investissement Hilco, spécialisé dans la restructuration d'entreprises en difficulté.

Le premier magasin HMV (His Master's Voice, La Voix de son maître) a ouvert à Londres en 1921. Il appartenait à la Gramophone Company, qui l'a doté de son logo légendaire, le chien qui écoute un gramophone.

La société est entrée dans l'histoire de la musique en 1962 avec les Beatles qui ont signé à cette époque avec EMI, la maison de disques qui a appartenu à HMV jusqu'en 1996.

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