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Pêches et Océans doit revoir une politique sur le saumon d’élevage

Saumon d'élevage dans un enclos.

Au Canada, l'orthoréovirus pisciaire (aussi nommé réovirus pisciaire) a été détecté pour la première fois en 2011 sur la côte ouest au moyen de tests.

Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty/Jason Leighton

Radio-Canada

La Cour fédérale invalide une politique de Pêches et Océans Canada sur le saumon d'élevage. Dans une décision rendue lundi, elle déclare que le Ministère n'a pas effectué de tests permettant de détecter la présence d'un virus, le réovirus pisciaire, lors de la délivrance de permis autorisant que les saumons d'élevage soient transférés ailleurs ou relâchés dans la nature.

La poursuite lancée contre le ministère en septembre dernier par la biologiste indépendante Alexandra Morton et la Première Nation ‘Namgis fait valoir que le saumon introduit dans des élevages ouverts ne faisait pas l’objet de test de dépistage pour le réovirus pisciaire, une infection qui peut provoquer des inflammations du coeur et des muscles des poissons touchés.

La biologiste et la Première Nation soutiennent que le saumon d’élevage infecté peut transmettre le virus aux saumons sauvages passant près des élevages et mettre en danger ces populations déjà menacées.

L’avocat de l’organisme Ecojustice, qui représente Alexandra Morton, Kegan Pepper-Smith, espère maintenant que le gouvernement ne fera pas appel de la décision et qu’il adoptera une nouvelle politique.

Nous sommes vraiment contents. C’est une victoire importante pour la santé des saumons sauvages.

Kegan Pepper-Smith, avocat d'Ecojustice représentant Alexandra Morton

Selon ses politiques, Pêches et Océans peut donner un permis pour transférer et relâcher le poisson d’élevage si, entre autres choses, le poisson n’a ni maladie ni agent pouvant être nocif pour la protection et la conservation du poisson. Toutefois, sa politique actuelle ne comprend pas le test pour le réovirus pisciaire.

Quatre mois pour revoir sa politique

Le ministre des Pêches et des Océans du Canada, Jonathan Wilkinson, dit dans un courriel que la décision de la Cour est à l'étude. « Notre gouvernement comprend qu’il est essentiel d'avoir une approche forte, basée sur la science, pour réguler l’industrie de l’aquaculture. C’est pourquoi nous faisons, et nous allons continuer de faire de la recherche, ce qui façonnera nos politiques et nos règles », est-il écrit.

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