•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Jean-Michel Leprince au cœur de la révolution vénézuélienne

    Jean-Michel Leprince discutes avec des femmes vénézuéliennes en 2016.

    Le correspondant Jean-Michel Leprince s'est souvent rendu au Venezuela pour nous rendre compte de l'évolution de la situation politique dans ce pays d'Amérique du sud.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Va-t-on assister au Venezuela à la fin de la « révolution bolivarienne » lancée en 1998 par Hugo Chavez? Jean-Michel Leprince est correspondant en Amérique latine depuis plusieurs années. À travers son regard, on peut comprendre l'évolution du projet chaviste qu'une partie importante de la population vénézuélienne souhaiterait voir abandonné.

    Il y a quatre ans jour pour jour, le président Hugo Chavez était libéré des putschistes par le peuple descendu des “barrios”, les quartiers pauvres.

    Jean-Michel Leprince, 10 mai 2006

    Recomptage ou pas, Nicolas Maduro s’est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle qui fait de lui le successeur d’Hugo Chavez. Le résultat serré, moins de 235 000 votes, moins de 2 % d’écart, a plongé le pays dans un climat de tension et d’incertitude.

    Jean-Michel Leprince,15 avril 2013

    Un observateur de Radio-Canada au Venezuela

    Quel contraste, au fil du temps, dans les propos de Jean-Michel Leprince lors de ses différentes visites au Venezuela!

    En plus de 20 ans d’observation, il a vu la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro être portée aux nues à l'intérieur comme à l'extérieur du Venezuela.

    Il a aussi au cours des années observé la contestation de plus en plus grande de leur projet par une proportion croissante de la population de ce pays.

    En 2019, il va peut-être voir le Venezuela renier l’héritage de ces deux hommes.

    Chavez le révolutionnaire

    Au printemps 2006, Jean-Michel Leprince se rend au Venezuela d'où il ramène un portrait du président Hugo Chavez qu'il présente à Radio-Canada le 10 mai 2006.

    Le Téléjournal/Le Point, 27 juillet 2006

    Ce portrait sera rediffusé le 27 juillet 2006 par Le Téléjournal/Le Point, animé par Bernard Derome.

    Jean-Michel Leprince nous décrit un Hugo Chavez né dans un milieu modeste, loin du sérail et de Caracas, la capitale, qui dominent alors la politique du Venezuela.

    Il est chaleureux. Ses manières sont celles du peuple. Ce sont des qualités qui comptent quand on veut gagner des électeurs.

    Si Hugo Chavez est démocratiquement élu président en 1998, c’est en partie à cause de l’incompétence des élites gouvernantes et des politiques impopulaires qu’elles imposent à la majorité de la population.

    Ce qu’Hugo Chavez propose dès son élection est un programme politique qui vise à révolutionner la société vénézuélienne. Plusieurs programmes de redistribution de la richesse sont notamment entrepris.

    Le Venezuela d’Hugo Chavez rejette également ce qu’il considère être l’impérialisme américain. Il s’allie à la Chine, à la Russie et au régime de Fidel Castro de Cuba.

    Il est réélu président en 2000, de même qu'en 2006, quelques mois après la diffusion du reportage de Jean-Michel Leprince.

    En décembre 2006, Jean-Michel Leprince est de retour à Caracas. Il assiste à la deuxième réélection d’Hugo Chavez.

    Téléjournal, 4 décembre 2006

    L’homme, comme le constate Jean-Michel Leprince dans le reportage qu’il présente au Téléjournal du 4 décembre 2006 animé par Bernard Derome, est alors plébiscité par le peuple du Venezuela. L’opposition est en débâcle.

    Des nuages noirs qui s'amoncellent

    Mais Jean-Michel Leprince n'est pas là pour faire l'apologie du régime. De fait, il entend aussi de fausses notes dans la symphonie qu'orchestre Hugo Chavez.

    Le président montre des signes de plus en plus évidents d’autoritarisme. Il affirme vouloir être réélu, ce que plusieurs considèrent être une tentative d'organisation d'une présidence à vie.

    À sa mort en 2013, on doit constater que sa révolution est loin d’être parfaite.

    Elle souffre de corruption et d'incompétence. Elle tolère difficilement l’opposition qu'elle malmène de plus en plus souvent très durement. Plusieurs l’accusent même de tourner à la dictature.

    Son successeur, Nicolas Maduro, va accentuer les défauts de cette révolution. Cela amène le Venezuela à la situation critique qu'il connaît aujourd'hui.

    Nouvelles, 15 avril 2013

    Jean-Michel Leprince est de retour au Venezuela pour assister à l’élection présidentielle d’avril 2013 qui confirmera Nicolas Maduro comme successeur d’Hugo Chavez.

    Mais dans son reportage du 15 avril 2013, le correspondant constate que Nicolas Maduro ne possède pas l’appui dont jouissait son prédécesseur.

    Il n’obtient que 235 000 votes de plus que son adversaire Henrique Capriles. Les résultats de l’élection sont vivement rejetés par l’opposition.

    Déjà sous Hugo Chavez, le Venezuela connaissait des difficultés économiques croissantes.

    Sous la direction de Nicolas Maduro, le pays s’est enfoncé dans une très grave crise économique et même humanitaire.

    Téléjournal, 11 octobre 2016

    Jean-Michel Leprince est retourné au Venezuela en 2016. Il constate, dans un reportage présenté au Téléjournal du 11 octobre 2016 animé par Azeb Wolde-Giorghis, que le pays frôle la catastrophe.

    À cette époque, l’inflation officielle est à 700 %. Les files devant les supermarchés sont interminables.

    Les Vénézuéliens ont recours à l’agriculture urbaine comme à Cuba au début des années 1990, au paroxysme de la grande crise économique dans le pays caribéen.

    Une partie de plus en plus grande de la population veut révoquer ce gouvernement qu'elle juge incompétent, voire corrompu et dictatorial.

    Le président Nicolas Maduro résiste de toutes ses forces.

    Jean-Michel Leprince est de retour au Venezuela en ce début 2019.

    Que constatera-t-il? Le triomphe de l’opposition? La chute du président Nicolas Maduro? Une confrontation qui aboutira à des désordres grandissants, voire une guerre civile?

    Notre correspondant, comme le reste de la planète, observe ce qui se passe au Venezuela.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    International