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Pierre Karl Péladeau confirme son intérêt pour relancer Téo Taxi

Téo Taxi possédait une flotte de 220 véhicules électriques.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

L'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau a confirmé sur Twitter son intérêt pour relancer le service de transport électrique Téo Taxi, qui a mis un terme à ses activités la semaine dernière.

« Oui, j’ai un intérêt pour Téo Taxi, dont j’étais d’ailleurs client depuis les tout débuts, a-t-il écrit en fin de matinée. Je crois, et j’ai toujours cru, à la mobilité électrique et à son potentiel pour le Québec ».

« Il s’agit d’une initiative personnelle sans lien avec Québecor », y précise celui qui est président et chef de la direction de ce conglomérat.

En entrevue, il a expliqué avoir demandé à ses conseillers d’analyser les tenants et les aboutissants du dossier afin de prendre une décision rapidement.

C'est dans cette optique qu'il aurait d'ailleurs rencontré des actionnaires de la compagnie récemment.

Selon Mario Dumont, qui a lancé la nouvelle à QUB radio mardi matin, Pierre Karl Péladeau n’aurait cependant pas encore rencontré le fondateur de Téo Taxi, Alexandre Taillefer, qui a publiquement annoncé la fin des activités de son service de taxi, mardi dernier.

Questionné par Radio-Canada sur cet intérêt du patron de Québecor pour Téo Taxi, Alexandre Taillefer a refusé de commenter la nouvelle, mais a tenu à faire la déclaration suivante : « Le modèle Téo est extrêmement porteur. Je souhaite de tout cœur qu’une équipe aguerrie puisse relancer cet important projet. Je me croise les doigts pour que cette rumeur se concrétise. »

Pierre Karl Péladeau lors d'une assemblée générale de Québecor, en mai 2017.

Tout en dirigeant les destinées de Québecor, Pierre Karl Péladeau se prononce régulièrement sur des enjeux d'actualité.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La semaine dernière, le fondateur de Téo Taxi avait lancé un appel au gouvernement du Québec et à d’éventuels investisseurs pour que le patrimoine technologique, les infrastructures de recharge et la flotte de 220 voitures électriques de la défunte compagnie soient préservés et mis en valeur par des intérêts québécois afin d'en faire bénéficier d'autres compagnies d'ici.

La technologie informatique développée par Téo Techno, notamment dans le domaine de la gestion des parcs de véhicules électriques, présenterait en effet beaucoup de potentiel de développement, selon Alexandre Taillefer.

C'est actuellement Investissement Québec qui est le principal créancier de Téo Taxi.

Interrogé sur l’avenir de Téo Taxi sur les ondes de l’émission Gravel le matin, le président de la Chambre de commerce du Grand Montréal, Michel Leblanc, ne semblait pas étonné que M. Péladeau soit intéressé par les actifs de Téo Taxi. « Pierre Karl Péladeau est un entrepreneur d’ici, ce n’est pas surprenant », a lancé Michel Leblanc.

On avait des informations voulant que des entreprises et des individus examinaient les actifs de Téo Taxi. Que Pierre Karl Péladeau soit de ceux-là ça tombe sous le sens.

Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du grand Montréal

Pour le président de la Chambre de commerce, il ne fait pas de doute que les innovations technologiques développées par Téo Taxi seront récupérées par d’autres entreprises.

« Ce n’était pas juste une compagnie de taxi. C’était une application, c’était des véhicules électriques, c’était aussi un concept de gestion des chauffeurs différent. Bref, c’était beaucoup de possibilités d’innover », a expliqué M. Leblanc.

Une révision de la réglementation s'impose, croit Michel Leblanc

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

En ce qui a trait à la relance de Téo Taxi dans sa forme actuelle, Michel Leblanc émet des réserves. Dans une lettre ouverte publiée mardi matin dans La Presse, il estime que la réglementation trop rigide de l’industrie du taxi au Québec est l’une des causes de l’échec de Téo Taxi.

On a peur au Québec d’enlever des règles, de permettre à des innovateurs d’opérer avec de nouveaux modèles. Et dans le cas de Téo ça a fait très mal.

Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du grand Montréal

À titre d’exemple, Michel Leblanc explique qu’en opérant un service de taxis électriques les chauffeurs doivent travailler sur plusieurs véhicules afin de permettre la recharge des automobiles, or, la réglementation du taxi stipule au Québec : un permis, un véhicule.

« Si notre réglementation est lente, si elle n’évolue pas en fonction des nouveaux modèles d’affaires, ces modèles d’affaires vont avoir de la difficulté à survivre et c’est ailleurs en Amérique du Nord qu’ils vont se développer », plaide Michel Leblanc.

« La réglementation doit stimuler et accompagner l’innovation, ici au Québec, on ne l'a pas fait. »

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