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Discours sur l'état de l'Union : plaidoyer de Trump pour son mur

Le président américain Donald Trump à l'extérieur de la Maison-Blanche

Le président américain prononcera finalement son discours sur l'état de l'Union mardi soir.

Photo : Reuters / Jim Young

Radio-Canada

Le président américain Donald Trump prononcera mardi son discours sur l'état de l'Union dans lequel il exhortera les démocrates à approuver le financement de son mur frontalier sans toutefois déclarer l'urgence nationale, du moins pour l'instant.

À 21 heures, avant une session conjointe du Congrès, M. Trump suscitera vraisemblablement la controverse avec des remarques sur l'immigration, après que sa demande de financement de 5,7 milliards de dollars pour son mur eut déclenché une paralysie partielle historique de l’État de 35 jours.

Des millions d'Américains regarderont vraisemblablement l'allocution à la télévision, ce qui donnera à M. Trump sa plus grande occasion, à ce jour, d'expliquer la nécessité d'une barrière à la frontière sud des États-Unis.

Le discours a été retardé d'une semaine en raison de la fermeture partielle du gouvernement qui a pris fin le 25 janvier.

Anne-Marie Dussault animera une émission spéciale de 24/60 à partir de 20h55 qui sera diffusée sur les ondes de RDI et sur radio-canada.ca

Nancy Pelosi parle en conférence de presse.

La leader démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Lorsqu'il occupera le devant de la scène dans la salle de la Chambre des représentants pour le grand discours, sa principale adversaire au Congrès, la démocrate Nancy Pelosi – qui est devenue présidente de la Chambre à la suite des élections de novembre – sera assise derrière lui.

Elle n'a montré aucune intention de vouloir déroger de son opposition à la demande de financement du mur de Trump. Cela a conduit le président Trump à envisager de déclarer l’urgence nationale, ce qui, selon lui, lui permettrait de réaffecter des fonds spéciaux sans que le Congrès ait son mot à dire.

Une source proche de la présidence a toutefois indiqué qu'on ne s'attendait pas à ce que le président prenne cette mesure, qui entraînerait vraisemblablement une contestation judiciaire des démocrates. Il exhortera plutôt un comité du Congrès à conclure un accord sur la sécurité frontalière d'ici le 15 février.

« Il va préparer le terrain », a expliqué la source. « Il dira aux gens : "Voilà pourquoi je devrais", mais il dira : "Je donne au Congrès une autre chance d'agir". »

Un homme travaille à la construction d'un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Le mur frontalier pourrait être financé par le gouvernement américain, si Donald Trump déclare l'état d'urgence. Entre temps, rien n'est confirmé, car le gouvernement est encore paralysé.

Photo : Reuters / Jose Luis Gonzalez

M. Trump tendra également la main à ses opposants, alors qu'il se dirige vers les élections de 2020, en ciblant les domaines qui, selon lui, pourraient faire l'objet d'un accord bipartite, comme l'amélioration des infrastructures, la réduction du coût des médicaments sur ordonnance et les soins de santé.

Un haut responsable de l'administration a déclaré que le président Trump « encouragerait le Congrès à rejeter la politique de résistance et de vengeance, et à adopter plutôt un esprit de coopération et de compromis pour y parvenir ».

Mais ce message pourrait bien être sapé par une éventuelle menace du président de procéder à la construction du mur sans l’aval du Congrès s'il n'arrive pas à le convaincre d'approuver le financement nécessaire. Dimanche, Donald Trump a twitté : « S'il n'y a pas de mur, il n'y a pas de sécurité. » Il a dit que le mur, qu'il avait promis lors de sa campagne de 2016, est nécessaire pour décourager l'immigration illégale et le trafic de drogue.

Certains républicains demandent également à M. Trump de renoncer à déclarer l'urgence nationale. « Je suis pour tout ce qui fonctionne et qui nous éviterait de revenir au niveau de dysfonctionnement que nous avons connu le mois dernier, et qui n'amènerait pas non plus le président à penser qu'il doit déclarer une urgence nationale », a déclaré le leader de la majorité au Sénat Mitch McConnell la semaine dernière.

Politique étrangère

M. Trump abordera également la politique étrangère, notamment son soutien à un effort visant à convaincre le président vénézuélien Nicolas Maduro de quitter le pouvoir. Il déclarera aussi que le groupe armé État islamique est presque vaincu et peut-être aussi en annonçant où il va rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Des soldats américains surveillent la région lors d'une patrouille conjointe à Manbij, en Syrie, le 1er novembre 2018.

Donald Trump a démenti avoir fixé le moindre calendrier pour ce retrait qu'il a ordonné contre l'avis de ses principaux conseillers à la Sécurité et sans consulter ni les parlementaires américains ni les alliés des États-Unis.

Photo : Reuters / US ARMY

Il fera également le point sur les négociations commerciales avec la Chine.

Donald Trump, son vice-président Mike Pence et le chef d'état-major par intérim de la Maison-Blanche, Mick Mulvaney, ont passé en revue le discours lundi soir, selon une source au fait de la réunion.

Cette source a indiqué que M. Trump discuterait du retrait des troupes de Syrie et d’Afghanistan, et qu'environ la moitié du discours serait consacrée à la politique étrangère.

M. Trump s'enorgueillira également de ses succès en matière de politique économique, notamment en ce qui concerne la réduction de la réglementation fédérale, a poursuivi cette même source.

Avec les informations de Reuters

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