•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le procès de Jean-Roch Parent s'amorce à Québec

Une petite statue représentant la justice.

Jean-Rock Parent fait face à trois chefs d'accusation concernant des événements qui se sont déroulés le 4 mai 2017.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le procès criminel devant jury de Jean-Roch Parent s'est ouvert lundi au palais de justice de Québec. L'homme fait face à quatre chefs d'accusation concernant des événements qui se sont déroulés le 4 mai 2017.

Parent est notamment accusé d’entrave au travail d'un policier et d’intimidation.

Ces gestes auraient été commis à l’égard de deux policiers de la Sûreté du Québec (SQ), Damien Bélanger et Bruno Turgeon, qui l’ont intercepté pour une infraction au Code de la sécurité routière.

Un refus de collaborer, selon un policier

L'homme a d’abord été intercepté parce que son véhicule circulait sur une voie réservée le matin à l’heure de pointe sur l’autoroute Dufferin-Montmorency.

« On constate que le conducteur gesticule (...) il semblait crier », a témoigné le policier de la SQ Damien Belanger, appelé à la barre par la Couronne.

Le conducteur était accompagné d’un passager âgé d’une quinzaine d’années, selon le policier.

« Immédiatement le conducteur est en crise et il refuse de collaborer », a-t-il expliqué.

Il a alors demandé à l’accusé ses papiers d’assurance et son permis de conduire. L’agent Bélanger lui a aussi demandé de descendre du véhicule. Le policier lui aurait fait savoir qu’il a commis une infraction concernant la voie réservée.

Le policier a précisé au juge que le prix d’un tel constat s’élève à environ 100 $.

« C’était vraiment un homme enragé qui n’écoutait pas mes consignes », a déclaré le policier, qui a souligné être resté calme.

« Mange de la marde tu ne l’auras pas », aurait lancé Jean Roch-Parent par la suite, selon le témoignage du policier de la SQ.

Le passager a demandé aux agents de quitter le véhicule pour se rendre à l’école, ce qu’il a fait.

Refus de s’identifier

Damien Bélanger lui a demandé à plusieurs reprises de s’identifier dans succès, a-t-il dit.

Le policier a ensuite décidé de changer sa tactique étant donné l’attitude de l’accusé. Il lui a demandé de sortir de son véhicule et a monté le ton.

L’agent Bruno Turgeon est ensuite venu assister Daniel Bélanger, qui a affirmé avoir entendu l’accusé dire « je vais te cogner », en plaçant sa main droite vers le visage de son partenaire.

Par la suite, il est clair pour Damien Bélanger que les policiers devaient procéder à l’arrestation de Jean-Roch Parent. Ils l’ont ensuite menotté.

Dans une vidéo présentée au jury et filmée par un témoin qui témoignera plus tard, on voit effectivement l’accusé protester à son arrestation et demander à l’agent Daniel Bélanger de s’identifier.

« Vous êtes dans la marde, je vais vous poursuivre », aurait dit l’accusé, selon le témoignage du policier.

Le procès doit se poursuivre mardi.

Québec

Procès et poursuites